Posts Tagged ‘Grossesse’

La grossesse, le glamour et moi…

humour- grossesse

Hier, lorsque j’ai vu le thème de l’écrit de la semaine chez Agoaye, j’ai souri : « plumes et paillettes ». S’il est une thématique face à laquelle je me sens le plus à l’opposé c’est bien celle-ci. Pourquoi ? La réponse tient en un mot, j’ai nommé la grossesse !

Quand je lis « plumes et paillettes », je vois :

  • de la starlette au corps parfaitement sculpté dans une robe de créateur
  • des soirées glamourissime avec champagne et caviar à volonté
  • de jolis minois à la peau parfaite, divinement rehaussée par un make up discret
  • de la bombasse aux jambes interminables défilant sur le red carpet
  • l’intitulé du dernier BIBA « Comment être la plus belle pour sortir en boîte ? Cette année, on mise sur les plumes et les paillettes ! »

Puis, il y a moi :

  • parfaitement saucissonnée dans la majorité de mes fringues. Souvent, je me sens l’âme d’un rôti, un dimanche midi en famille…
  • dont les soirées mémérissime s’articulent autour du trio bouillote – plaid – chocolats. Les soirs où je suis en forme, je peux allègrement dépasser la barre des 22 heures… Pour les autres soirs, on dit que la bave humaine est très bonne pour lustrer les canapés…
  • dont la peau a décidé d’un commun accord avec elle-même qu’il était temps de se mettre en jachère. Tantôt luisante de mille feux, tantôt rivalisant avec la pire des sécheresses intimes…
  • bombonne, gonflant à vue d’œil rendant mon corps subtilement vergeturé et capitonné…
  • qui, lorsque j’entends le mot « BIBA», pense à Ballonnements – Infection urinaire – Brûlures d’estomac – Aérophagie

Qui a dit qu’on pouvait rester glam tout en étant enceinte ? Donnez moi un nom que je lui envoie des photos de moi nue !

Ceci était ma participation au projet d’Agoaye Un défi ou un écrit.

Ne plus jamais être seule…

communauté web

Ce matin, comme à l’accoutumée, je me suis rendue sur Facebook. Y voir les dernières publications, regarder mes notifications, éventuellement lire mes messages. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir un message de deux copinautes me proposant de venir rompre mon quotidien maussade me voir avant mon accouchement… J’étais joie, j’étais émotion (j’étais hormone quoi !). C’est alors que j’ai réalisé une chose : aujourd’hui, je ne suis plus seule…

Si tu ne me suis pas, sache que pour mon fils, j’ai souffert d’une dépression post-partum carabinée. Des mois durant à n’être que souffrance, douleur puis anesthésie. Je t’en ai déjà touché deux mots dans cet article. Nombreuses sont les raisons qui m’ont amenées à cet état de détresse émotionnelle mais s’il en est une que je retiens particulièrement c’est le sentiment d’isolement que j’ai pu ressentir durant toute cette période.

Cet isolement, je l’ai voulu. Je me suis renfermée sur moi-même. Je n’ai parlé à personne de mon état par pudeur, fierté, gêne, honte, … Je ne sais pas parler de moi à mes proches. C’est précisément pour cela que j’ai ouvert mon blog, mon journal pas si intime. J’y parle de tout, sans complexe aucun. J’y décharge mes angoisses, peurs, colères sans crainte (dans mon esprit, personne ne lit mon blog donc je peux me lâcher en toute impunité). Cela a été une véritable thérapie pour moi. Poser des mots sur des maux…

Mais mon blog m’a permis bien plus que cela. Il m’a permis des rencontres. Réelles ou pas, peu importe. Aujourd’hui, je sais que, si je souhaite m’exprimer, j’ai à ma disposition plusieurs canaux qui me permettent de le faire : mon blog ou encore les réseaux sociaux. Et, dans la grande majorité des cas, j’aurai une réponse. Une personne qui commentera, me donnera son avis, rira avec moi, pleurera à mes côtés. Il y aura toujours une petite voix près de moi…

Cette grossesse, malgré le fait que je sois assignée à résidence, je la vis plus paisiblement. Je sais que je ne suis pas seule. Je sais que tu es là et que, si besoin, je peux compter sur toi. Je sais que l’arrivée de ce bébé ne se fera pas sereinement (car je ne suis tout simplement pas une personne sereine). Alors, je continuerai de partager les hauts mais surtout les bas avec toi. Et j’ai comme l’intuition que tu seras là…

PS : Un gros Big Up à mes copinautes Mumissime et Adélidélo qui vont venir me voir dans ma grotte !!

PPS : il est bien entendu que je parle de mes copines blogueuses mais aussi et surtout de mes lecteurs/lectrices dont les commentaires, conseils, remarques sont toujours bienvenus!

Le vampiriser de son énergie…

épuisement

Si tu me suis, tu sais que je suis, depuis quelque temps maintenant, assignée à résidence. Les trop nombreuses contractions que j’ai pu avoir ont eu raison de mon col. Et ce statut de « maman alitée » n’est pas des plus confortables, ni pour moi, ni pour mon entourage proche. Et lorsque je parle de mon entourage proche, je fais bien évidemment référence à l’Homme.

Depuis que je suis arrêtée, il fait son maximum pour soulager mon quotidien : s’occuper du petit, faire le ménage, les courses, … il mouille la chemise ! Non seulement, il se charge de l’intendance mais il s’occupe aussi de moi. De mon moral pour être plus précise. Il le sait, rester H24 enfermée seule dans cette maison, commence à me faire vriller les neurones. Chaque jour qui passe, il se montre plein de petites attentions (me ramener mon magasine préféré, me louer un film, m’acheter des chocolats, etc.).

Mais, depuis quelque temps, je constate, malgré tous ses efforts pour le dissimuler, que son énergie s’amenuise. Il tente, tant bien que mal, de faire bonne figure. Mais je le vois : je vampirise l’énergie de mon conjoint. Je suis tellement autocentrée que, parfois, je néglige le travail qu’il brasse en une journée. Et le soir venu, je lui en demande encore et encore. Toujours plus, comme si tout cela était normal.

« Bah quoi, je suis enfermée chez moi à ne rien foutre de mes journées et à m’emmerder comme un rat mort. Lui il est libre de ses mouvements, il peut faire ce qu’il veut. On est deux dans cette histoire de maternité alors il me doit bien ça ! »

Oui, il m’arrive de raisonner ainsi. Et, même si je ne m’en blâme pas, je ne trouve pas ça très juste. Je ne m’en blâme pas car je sais que le cocktail hormones-enfermement-ruminations ne fait pas très bon ménage et peut m’encourager à avoir des pensées morbides. Mais je ne trouve pas ça juste car, comme je le souligne, je ne suis pas seule dans cette histoire.

Mon Homme est ma ressource, mon pilier, ma béquille. Mais lui dans tout ça ? Où trouve-t-il toute cette énergie ? Je pense que, jusqu’alors, il puisait dans ses propres ressources. Mais, aujourd’hui, celles-ci semblent manquer. Sa batterie se vide chaque jour qui passe et personne n’est là pour la recharger.

Il me faut donc réagir. Je ne peux pas le laisser s’épuiser ainsi. Il est donc temps pour moi de sortir la tête de mon nombril. Lui concocter de bons petits dîners, inviter ses amis à la maison, lui laisser du temps rien que pour lui, etc. A mon tour aujourd’hui, dans la mesure de mes capacités, de m’occuper de lui. Car, sans lui, je ne suis pas moi…

1 2 3 7