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Lookbook de ma grossesse [deuxième trimestre]

fashion wwek

Si tu me lis, tu sais que mon blog est, à mes yeux, un journal intime (ouais bon ok, y a une couille dans le potage dans la mesure où mon journal intime à moi est accessible à tous…). Et, dans ce cadre, je souhaite y apposer le moindre de mes souvenirs dont ceux de la grossesse  que je vis actuellement.  Ainsi donc, tu as droit aujourd’hui, au lookbook de mon second trimestre.

Avant tout, sache qu’hormis une jupe et un jean, je n’ai rien acheté. Je me suis bien rendue dans les rayons maternité des plus grands magasins mais, lorsque j’ai vu ce qui y était proposé, j’ai vite tourné les pieds. Car entre les fringues de future maman rose bonbon “culcul la praline” et celles de la future maman “je m’habille avec ce qui me tombe sous la main”, je ne m’y retrouvais pas. Attention, je ne critique en aucun cas ces styles. C’est juste qu’ils ne sont pas moi.

Je suis donc allée dans mon dressing et ai sélectionné ce qui pouvait potentiellement m’aller compte tenu de ma “surcharge pondérale” :

  • La robe pull

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Comme tu le vois, ces robes présentent l’avantage de s’adapter à la morphologie du corps. Donc ce sont des robes que j’ai mis avant, pendant et que je remettrai après ma grossesse.

  • Le pull loose

Jupe maternité kiabi pull loose camaieu Jupe maternité kiabi pull loose camaieu bis

Tout comme les robes, ces pulls mettront parfaitement ton bidon en valeur. Par ailleurs, ils garderont une place privilégié dans ta garde robe en dehors de tout état “baleinesque” (pour info, la jupe est celle que j’ai acheté au rayon maternité de chez Kiabi).

  • La jupe fourreau

jupe fourreau chemisier camaieu jupe fourreau camaieu pull camaieu jupe fourreau camaieu pull camaieu bis

 

Là c’est l’exercice un peu périlleux. Car, la jupe qui, en temps normal, tombe sur les hanches, doit monter tout en haut du bidon. Ces jupes, je les ai trouvé chez Camaieu pour une vingtaine d’euros (et le rendu est plus sympa que pour une fringue que tu payeras plus cher au rayon maternité non?).

Alors, t’en dis quoi? Certains look t’inspirent? Comme je le soulignais, rien d’original dans tout ça. L’idée est simplement de montrer que l’on peut s’habiller sans pour autant laisser un rein en fringues de grossesse.

Et toi, tu t’habilles/t’habillais comment? Chez qui?

 

 

 

Prisonnière de mon propre corps…

cerveau emprisonné

Je n’ai jamais particulièrement aimé mon corps. Trop voluptueux, pas assez séduisant, trop encombrant, pas assez svelte, trop ceci, pas assez cela… Il m’aura fallu des années avant d’en faire un allié. 30 ans en réalité. Aussi surprenant soit il, c’est l’accès à la maternité qui m’a fait apprécier ce corps ennemi. Sauf qu’aujourd’hui, la donne a changé : je suis enceinte de bébé 2 et je me sens prisonnière de mon propre corps…

Alors que ma première grossesse a été une période divine, je ne peux pas en dire autant de la seconde…  Dès le début, j’ai souffert de symptômes assez désagréables (jette donc un œil par ici si le cœur t’en dit). Puis, alors que les choses ont commencé à s’apaiser, des contractions sont apparues. D’abord de façon discrète, puis de plus en plus prégnante. Après une visite chez ma sage femme, le verdict est tombé, ces dites contractions ont modifié mon col. Résultat : il va me falloir me mettre au repos jusqu’à la délivrance (ce mot n’a jamais eu autant de sens à mes yeux).

Depuis un mois et demi (seulement ?!?!?), je suis donc assignée à résidence avec pour prescription « zéro effort » c’est-à-dire pas de port de charge (par charge, il faut compter mon presque troizan de 16 kg), pas trop de marche, pas de voiture, pas de station debout ou assise prolongée, … En résumé, j’ai droit de rester allongée dans mon canapé toute la journée.

Il m’est arrivée de m’octroyer quelques libertés (prendre la voiture, faire une ballade, etc.). Et bien je l’ai payé. Cher. Une salve de contractions m’est tombée dessus comme pour me rappeler « t’as voulu profiter ma grande ? N’oublie pas que tu ne contrôles plus rien ! ». Car c’est de ce sentiment dont il s’agit : je n’ai plus aucune maîtrise sur mon corps. Mais cette fois, il n’est pas mon ennemi comme il l’a été pendant de trop nombreuses années. Non, cette fois, il est mon ravisseur. Je ne suis plus libre de mes mouvements. Il me faut rester là, le plus souvent immobile, et attendre que le temps passe. Et le temps défile particulièrement lentement lorsqu’on l’observe…

Quand on me demande pour quand est prévu l’accouchement, je me sens l’âme d’une détenue « j’ai encore trois mois à tirer ». Alors oui, je sais que ce sont les meilleures raisons du monde qui m’amènent à être dans cet état. Oui, c’est pour le bien de bébé. Oui ce n’est que temporaire. Mon cerveau a parfaitement assimilé ces données. Ce sont mon cœur et ses émotions qui ont un petit peu de mal à suivre…

Bref, je suis enceinte et prisonnière de mon corps…

Tu as déjà vécu ça? Comment tu as fait pour ne pas virer folle?

Faire le deuil d’une grossesse idéalisée…

grossesse pathologique

Après avoir vécu une première grossesse des plus sereines, je m’attendais connement naïvement à ce qu’il en soit plus ou moins de même pour la seconde. Oui bon ok, je sais bien qu’on ne peut évidemment pas comparer une grossesse à une autre mais bizarrement, lorsque cela se passe bien pour la première, tu te dis que tu dois avoir « ça » dans le sang (range moi ton sourire moqueur s’il te plaît !).

Tu l’auras compris, cette seconde grossesse ne se déroule pas comme prévu (comme si on pouvait prévoir quoique ce soit en de pareilles situations). D’abord des symptômes typiques mais très prononcés : nausées, épuisement, douleurs ligamentaires, etc. Fort heureusement pour moi, les nausées se sont grandement atténuées au second trimestre. Rapidement remplacées par d’autres soucis malheureusement…

En effet, depuis plusieurs semaines maintenant, j’ai tendance à avoir quelques contractions. Rien de douloureux. Plutôt un sentiment de gêne, d’inconfort. J’en ai bien sûr parlé à ma sage femme lors de mon dernier rendez vous : “en deçà de dix contractions non douloureuses par jour, on ne s’inquiète pas” Ok, ça me va !

Sauf qu’un jour, j’ai eu bien plus de 10 contractions/jour. Et malgré le repos que je me imposée, rien n’y a fait. A cela se sont ajoutés des maux de tête assez virulents. Bref, dès le lundi matin, j’ai pris rendez vous chez mon médecin traitant (qui a une spécialité en gynécologie). Elle m’a pris en urgence (et là, à la fois, tu te dis « cool ! » et « ça sent le pâté ! »), a procédé à un examen classique et gynécologique. Bilan des courses : hypertension + modification du col suite aux contractions. Elle m’a prescrit un arrêt, d’abord d’une semaine, me demandant de revenir la voir le mardi suivant, soit hier.

Résultat : mon arrêt est prolongé. Sortie interdite. Repos forcé. Pas de port de charge (et sache que, dans ce cas, ton enfant est considéré comme charge). Pas de voiture. Bref, il me faut rester allongée le plus possible. Evidemment, cela implique un certain nombre de renoncements (en particulier celui de ne pouvoir me rendre aux E-fluent, évènement blogueur qui me tenait vraiment à cœur).

Ma situation sera réétudiée la semaine prochaine, lors de mon rendez vous mensuel chez la sage femme. Et je ne te cache pas espérer pouvoir reprendre le boulot. Car si mon arrêt est renouvelé, il va me falloir faire le deuil de tout un tas de « petits riens » :

  • Emmener mon fils à Disneyland pour les fêtes
  • Réunir ma famille autour du repas de Noël
  • Me rendre dans les magasins pour combler de présents mon entourage
  • Errer dans les rayons layette
  • Préparer la chambre de bébé

Rien de dramatique en soi mais il me faut me préparer à cette éventualité… Bien sûr je trouverai des moyens de compenser ; bien sûr l’essentiel reste que bébé aille bien ; bien sûr je me dois de le protéger… Toujours est il que cela reste parfois compliqué de faire le deuil d’une grossesse idéalisée…