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Et si…

et si

Ca ne t’aura sans doute pas échappé, je suis enceinte. Et vas y que je te poste des photos de mes miches sur Instagram. Et que je te fais part de mes humeurs sur Facebook. D’ailleurs, tu peux me le dire si ça te gonfle hein, pas de ça entre nous ! Sauf que (bah oui sinon c’est pas drôle), je ne m’autorise pas vraiment à profiter de cette grossesse. Car, vois tu, une question est toujours présente en trame de fond : et si…

Et si quelque chose n’allait pas ? Et si il ou elle se portait mal ? Et si quelque chose de dramatique se produisait ? Et si, et si, et si… Bien sûr les angoisses liées à la grossesse sont légitimes. Elles peuvent animer la plus « saine » des femmes. Toutefois, ces mêmes angoisses prennent une teinte particulière au regard de mon parcours de vie.

Tu le sais peut être mais je suis déjà maman. D’un petit gars de 30 mois. Qui a eu un début de vie quelque peu chaotique. Une santé fragile. La découverte d’un handicap. La suspicion d’une pathologie lourde. Bref, mon entrée en tant que primipare n’a pas été des plus sereines. Et, tu t’en doutes, tout cela laisse des traces. Des petits bouts de traumatisme semés par ci, par là.

Evidemment, ces stigmates me poursuivent au quotidien. D’autant plus depuis le début de ma grossesse. Et si… Bien sûr, j’essaie de me raisonner. Rien ne garanti que les choses se dérouleront de la même manière. Mais, aujourd’hui, je sais que le pire peut arriver. Et après ?…

Bah oui, je le sais et après quoi ? Est-ce que cela m’empêchera de me mettre dans tous mes états si une mauvaise nouvelle me tombe dessus ? Je ne crois pas. Est-ce que cela va me rendre plus fragile et vulnérable ? Au contraire… Est-ce qu’anticiper va atténuer la réaction que je pourrais avoir si jamais le pire nous arrivait ? Définitivement non…

Alors quoi ? Et bien je tente une auto-thérapie (ah bravo la psy !!!) : la persuasion par la concrétisation. Kesako ? Si je poste autant sur les réseaux sociaux, c’est que cela rend réel cette grossesse. Si je me rends dans les magasins pour acheter des petites babioles (deux peluches en 4 mois, c’est pas énorme tu me diras), c’est pour donner du concret. Si j’en parle encore et encore, c’est pour réaliser qu’il ou elle est bien là. Si je m’habille en mettant en valeur ce bidon, c’est parce que j’ai envie que les autres le voient car c’est aussi dans leurs yeux que je peux y lire cette grossesse…

Mais, malgré tout cela, elle n’est jamais bien loin, cette petite question assassine : et si…

Se reprendre en main…

grossesse 3 mois

Si tu me suis, tu sais que ce début de grossesse s’avère quelque peu chaotique. Oh pas d’inquiétude du côté de bébé… Aux dernières nouvelles, ce dernier se porte comme un charme. C’est plutôt du côté de l’incubateur que ça déconne ! En résumé, disons que j’ai du oublier de lire les astérisques en bas de page lorsque j’ai signé pour cette grossesse n°2

* Vous vous engagez, et ce sur une période plus ou moins prolongée, à en chier des copeaux de bois c’est-à-dire à subir nausées, maux de tête, épuisement, sciatique, … sans qu’aucun remède ne soit totalement efficace.

Mais, depuis quelque temps, j’ai dis stop au larmoiement et à l’apitoiement (je me réserve néanmoins le droit de déverser mes plaintes soporifiques auprès de l’Homme). Je vis actuellement ce qui sera sans doute ma dernière grossesse. Celle-ci n’est certes pas comme je l’imaginais mais je me dois d’en profiter sous peine de le regretter par la suite… J’ai donc décidé de me reprendre en main. Comment ??? Et bien en me chouchoutant…

  • Acte I : le shopping !!!

Hier, j’ai mis ma plus belle culotte pour aller flâner dans les magasins à la recherche de jolis vêtements de grossesse. C’était bien sûr sans compter sur la pauvreté des magasins de ma ville. J’ai tout de même trouvé mon bonheur en achetant des fringues qui collent à mon style pré-grossesse. D’ailleurs, pour me « forcer » à m’habiller (correctement j’entends hein, je ne me balade pas nue), j’ai décidé de poster sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram en particulier) une photo « tenue du jour ». Si t’es en manque d’inspiration et que mon style te plait, n’hésite pas à me follow bébé (Maître Gims, sors de ce corps !!!).

  • Acte II : les soins…

Pendant la grossesse, la peau change. Beaucoup s’accordent à dire qu’il s’agit d’une période bénie où cheveux, ongles et peau sont sublimés. Encore une fois, j’ai du rater la période d’inscription car je donne plutôt dans la face de pizza que dans la fesse de bébé (quoique, avec un petit érythème…).  Il s’agit là de ma mission du jour : me procurer des soins qui vont convenir à la conjoncture actuelle.

  • Acte III : mes proches

Depuis le début, la douleur a tendance à me renfermer sur moi-même. Je suis autocentrée, fixée sur mon mal être. Or, autour de moi, se passent de bien jolies choses que je ne peux rater en particulier concernant mon fils. Il grandit à une vitesse folle et je ne peux rater ça. Il me faut donc profiter de lui, d’autant que le temps qu’il nous reste en solo nous est compté ! Et qui sait, peut être que son énergie sera communicative… J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à lui ces derniers temps dans mes virées shopping dans la mesure où, d’une part, j’ai effectué tous ses achats de Noël et, d’autre part, je l’ai habillé pour l’hiver (d’ailleurs, si l’une ou l’autre de ces thématiques t’intéressent, n’hésite pas à me le dire que j’en fasse un billet sur le blog).

Puis il y a mon Homme. Mon roc. Celui qui fait en sorte d’alléger en permanence mon quotidien. Il est sur tous les fronts : cuisine, ménage, courses, garderie, etc.  Demain, nous allons célébrer nos 7 ans de vie commune et je vais sauter sur l’occasion pour lui concocter un dîner élaboré avec tout ce qu’il aime : du gras ! (au passage, note que notre couple s’est formé le jour d’Halloween et la veille de la Toussaint. Que veux tu, on est glam’ ou on ne l’est pas !). Il me faut profiter de lui avant l’arrivée de bébé.

Bref, tu l’auras compris, c’est pleine de bonnes résolutions que j’attaque cette rentrée (on peut dire que les vacances de la Toussaint m’ont fait le plus grand bien). J’espère que cela durera sinon n’hésite pas à me mettre une claque au cul en me rappelant tout ce que je viens d’écrire !

Bon et sinon, ça va toi ? Ca fait un moment que je ne suis pas venue par ici… Raconte moi, quoi de neuf par chez toi ???

De quoi se plaint-elle, elle est enceinte non ?!?

aigrie

Voici typiquement le genre de phrase que j’étais en mesure de penser il y a peu. Plus d’une fois m’a été donnée l’occasion d’entendre une future maman dire :

  • Je n’en peux plus de ces aigreurs d’estomac
  • Mon dos me fait atrocement souffrir
  • Vivement que j’accouche, je n’en peux plus !

Et moi, du haut de ma connerie, je pensais alors « diantre (oui je m’exprime chiquement), comment peut-elle se plaindre alors qu’elle a la chance d’être enceinte ?!? ». Bah oui parce que, vois tu, il m’arrive d’être auto-centrée c’est-à-dire de ne pas regarder plus loin que l’intérieur de mon nombril. Du coup, au lieu de me mettre à la place de l’Autre et bien je dis, ou du moins je pense, des conneries en mode « nan mais la meuf quoi ! Elle est enceinte et elle ose dire qu’elle le vit pas bien quoi !! » (avoue que tu l’entends l’accent de grognasse avec lequel est prononcé cette phrase).

Sauf que, aujourd’hui, je suis celle qui en bave avec sa grossesse. Je dirai même plus, j’en chie des copeaux de bois. Et donc je me rappelle de tout ce à quoi j’ai pu penser lorsque je voulais tellement être enceinte. Envie et jalousie font souvent des dégâts. Etant de l’autre côté, je reconnais qu’une grossesse, même si elle est plus qu’attendue et désirée, peut être source de souffrance et de mal être.

Alors mea culpa !  Ce message est pour toi :

Ô toi, qui il y a peu avait un gros bidou, je t’ai envié et parfois critiqué,

Mais, aujourd’hui, c’est moi qui suis de l’autre côté.

Des nausées, j’en ai assez.

De me plaindre, je ne fais que commencer.

Les oreilles de mon Homme, je vais casser.

Jusqu’à les faire saigner.

Plus jamais je ne critiquerai ce que je méconnais.

Parole de femme qui une fois de plus fait travailler son périnai (oui bah fallait bien que ça rime !)

PS : celui qui a oublié son rat crevé dans ma bouche est prié de venir le récupérer car je n’en peux plus de mon haleine de fennec (oui, on peut être enceinte et continuer d’être chic et glam!).