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To do list

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En tant qu’obsessionnelle accomplie et angoissée finie, je me définirais comme une personne organisée (mot sympa pour dire qu’en réalité je suis complètement psychotique). Je tiens donc des listes, je fais des plannings, j’ai un don dans la rédaction de post-it. Ma vie est cadrée au millimètre près.

Enfin, je parle, je parle mais partez du principe que tout cela n’existe plus. Et oui, comment prévoir quoique ce soit avec un enfant en bas âge. Autant chercher un suppo de doliprane dans un sac à langer… Car, avec un enfant, tu as beaucoup plus de choses à faire qu’avant mais avec nettement moins de temps.

Mais je dis STOP ! Ma claque de tout faire à l’arrache, de se réveiller en pleine nuit en sueur en se disant « fichtre (oui je m’applique à ma résolution de vulgarités chics) j’ai oublié de prendre rendez vous pour la prise de sang du tout p’tit ». Ou encore, être en bagnole, conduire, penser que tu as oublié de faire le chèque de la nounou et rater la sortie sur la nationale…  Bref, fini le bordel !

Donc j’inaugure ce jour comme étant le jour où j’ai décidé de reprendre les choses en main ! Pour pouvoir faire ça  correctement, il faut en premier lieu s’équiper. Et oui, n’est pas obsessionnel qui veut. Pour pouvoir mener ta vie à la baguette (essayer en tous cas), il va te falloir du matériel de base :

  • Un agenda

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  • Un calendrier

Le mien est un fabuleux calendrier familial avec des dessins, des stickers, des post-it, etc. tout un tas de trucs trop funs qui servent à … rien ! Faites place au Mémoniak!

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Plusieurs choses à faire afin d’être bien organisé :

  • Dans un premier temps, lister les tâches à accomplir
  • Dans un second temps, fixer des échéances : et oui, sinon ça ne sert à rien, tu listes dans le vent. Donc là, tu prends ton agenda et/ou ton calendrier et tu y rapportes les diverses taches que tu t’es fixées.

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(Oui mon programme est allégé la semaine prochaine, car je serai en vacances!!!)

Bon ensuite, il faut que tu te tiennes à ton programme. Tu es un adulte à responsabilité bon sang (dixit celle qui, hier soir, encore matait Wall-E avec un chocolat chaud !).

Le problème avec ces histoires de liste, c’est que c’est sans fin ! Et oui, tu ne peux pas empêcher le facteur de mettre du courrier dans ta boîte aux lettres tous les jours, tu ne peux pas empêcher le tout p’tit de tomber malade, etc.

D’où l’intérêt d’accrocher ton gros agenda familial dans ta cuisine et ce, afin de l’avoir sous les yeux à chaque fois que tu te rends dans le frigidaire. D’une part, ça te fait une piqure de rappel et, d’autre part, ça permet à l’homme d’être informé que :

  • Oui il y a 20000 trucs à faire
  • Non ça ne peut pas attendre
  • Oui c’est urgent
  • Oui j’aimerais assez que tu m’aides
  • Non il n’y a plus de Danette au chocolat (avant la rafale de reproches, rappelons quand même qu’il se rendait simplement au frigidaire)

Plus sérieusement, à une époque (bébé était sur le point d’arriver, la maison sur le point d’être livrée, enfin le Bronx quoi !), j’avais créé pour l’homme un agenda électronique (Google Agenda pour ne pas le citer) avec, en détail, toutes les tâches qui lui incombaient. Et bien, ça avait plutôt bien fonctionné ! Encore faut-il qu’il pense à se rendre sur son agenda…

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Note à moi-même : penser à m’envoyer tous les jours un rappel me signifiant qu’il faut que je pense à rappeler à mon homme de regarder son agenda. J’exagère ? Si peu…

En fait t’es pas méchante, t’es juste fatiguée…

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Voilà une superbe réflexion sortie de la bouche de mon homme hier soir : t’es pas méchante, t’es juste fatiguée. Agréable n’est ce pas ?

Pour que vous puissiez comprendre la dite remarque, il va vous falloir quelques éléments de contexte.

Actuellement, je suis en période de stage. Cet élément est d’une importance cruciale car cela implique que je n’ai plus mes 5h de trajet quotidien. Et de cela découle tout le reste :

  • 7h : réveil. Rends-toi compte ! 7h du matin ! C’est digne de la grasse mat’ !
  • 7h30 : après m’être caféinée à foison, je peux me doucher ! Elément anodin de prime abord mais ça change tout ! La douche le soir, c’est bien. On se sent fraîche avant d’aller se coucher. Mais la douche du matin, quand tu as le temps de la prendre, c’est quand même un plus indéniable ! Rien de tel pour te sortir la tête du fion !

A noter également que mon homme, de son côté, se charge d’emmener le tout p’tit chez la nounou.

Donc à 7h30 : pump it up !!!! Je suis seule à la maison pour 30 fabuleuses minutes ! Je peux danser nue sur la table du salon en buvant des mojitos ! J’déconne bien sûr ! Mais ces 30 minutes sont très chères à mes yeux. Je peux, au choix, me maquiller, me laver les cheveux, glandouiller, geeker, etc.

  • 8h : départ du domicile avec ma chère et tendre voiture dans laquelle je pourrais lâcher toutes les insanités possibles et imaginables!
  • 17h30 : retour au domicile à une heure décente (ça change quand même de ça!)

Je peux profiter de mes deux hommes comme bon me semble. Je peux aussi en prendre un pour taper sur l’autre si l’envie se fait sentir !

Et c’est donc hier soir, après avoir couché le tout p’tit puis dîné en amoureux, que la chouquette a trouvé à me dire cette fabuleuse phrase : « en fait, t’es pas méchante, t’es juste fatiguée ». S’en est suivi un débat sur ma formation, mes journées à rallonge, mon degré de fatigue qui retentit sur mon seuil de tolérance à la connerie.

Donc non chouquette, je ne suis pas méchante. Juste quand j’ai fait une nuit de 4 heures, enchaînée avec ma journée de boulot qui comporte en elle-même des heures de transport en commun, il m’arrive d’avoir envie de te prendre les yeux, de les faire revenir à la poêle et de les donner à bouffer aux chats du quartier !

5 façons de tenir une conversation lorsqu’il ne te reste qu’un neurone !

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Le tout p’tit ayant une horloge biologique détraquée, il arrive que les nuits se limitent à 3 voire 4 heures… Dans ces cas là, il te faut mettre en place des stratégies pour affronter la journée. Je vous ai déjà dévoilé l’une d’entre elles ici.

Mais aujourd’hui, je vais vous faire part d’une de mes techniques pour réussir à rester en communication avec le monde environnant (ou du moins à faire semblant !).

  • Numéro 1 : le basique « Hummm »

Tout le monde utilise cette expression primaire. Ne faisant référence ni au « oui », ni au « non », elle permet de participer à la conversation sans toutefois trop s’impliquer ni avoir besoin de développer.

« Tu vois, ça a été la galère ce midi, car il n’y avait plus de laitue à la cantine » –> « Hummm »

Et là, naturellement, la personne va poursuivre son speech, pensant évidemment que vous êtes fascinée ! Attention, cette technique ne peut être utilisée en cas de sujet sensible. On ne répond pas « Hummm » lorsqu’on vous dit « je suis mal, ma grand-mère s’est cassée le col du fémur » (quand j’y pense, mon homme en serait capable lui !)

  • Numéro 2 : la relance

Là, il s’agit d’utiliser une expression bateau, passe partout, qui doit donner l’illusion que vous êtes captivée par la conversation.

«  Non mais tu te rends compte, mon mec a pas voulu faire la vaisselle hier, c’est pas honteux franchement ?! » –> « Grave ! » qui peut être remplacé par « c’est clair ! » ou autre « tu m’étonnes ! »

Cette méthode doit être préférentiellement utilisée lorsque la personne en face de toi est indignée.

« Le chef m’a dit que je passais trop de temps à me plaindre, c’est abusé non ? » –> « Carrément ! »

En procédant de la sorte, vous vous montrez à la fois à l’écoute et compatissante. C’est double bénef !

  • Numéro 3 : le résumé

Pour cette méthode, il va vous falloir vous mobiliser un tout petit peu. Il vous faut piocher parmi les propos de la personne (ce qui évite d’être constamment concentrée) et en faire une synthèse afin que cette dernière ait le sentiment d’être entendue et puisse poursuivre son laïus.

« Et bah le petit a eu la diarrhée. Donc on a du aller en courses faire le plein de couches. Et puis il a fallu aussi qu’on aille racheter du coton et du nettoyant bébé parce qu’à l’allure où il consomme, on va tomber en rade. Et puis j’ai pris des carottes et du riz parce qu’à ce qu’il paraît ça aide en cas de coulante »     –> « Ah la la, c’est jamais facile quand ils sont malades… »

Et bim ! La personne peut continuer à raconter ses mésaventures sans s’être aperçue du subterfuge. Et vous, de votre côté, vous vous économisez !

  • Numéro 4 : la reformulation

On intensifie les efforts. Il faut réserver cette technique aux personnes avec lesquelles il ne faut pas trop déconner.

Il s’agit de reprendre ce qui vient d’être dit et de dire la même chose mais avec des mots différents. Vive le dico des synonymes!

« Non mais tu te rends compte, j’ai passé la journée avec le tout p’tit. Il m’a fait vivre l’enfer. Déjà ce matin, il m’a gerbé dessus. Puis au moment où j’ai voulu le changer, il m’a pissé dessus. Le repas, je t’en parle même pas ! La sieste de l’après-midi, j’ai fait une croix dessus. Je suis au bout du rouleau ! »             –> « Bah mince chouquette, ça a vraiment dû être galère aujourd’hui pour toi ! Tu dois être éreinté ! »

Et voilà, en quelques mots, l’affaire est pliée !

  • Numéro 5 : le reflet

Technique ultime qui nécessite un peu d’entraînement. Attention, elle demande pas mal d’investissement et ne doit être utilisée qu’en cas d’extrême urgence.

Le reflet consiste à communiquer à la personne ce que l’on perçoit des émotions et des sentiments qu’elle éprouve. Autrement dit, on se concentre sur le ressenti ce qui permet de zapper le contenu de la conversation.

« Madame ToutP’tit, la situation ne peut plus durer. Vous arrivez au boulot avec des cernes jusqu’au cou. On vous retrouve en train de baver sur votre bureau. Les dossiers s’empilent à tel point qu’on pourrait croire que vous vous construisez un château fort ! » –> « Oui, Monsieur, c’est vrai. Vous êtes en colère et je le comprends. Vous êtes déçu et c’est normal. »

Comme je vous le disais, il s’agit de mettre en avant les émotions de la personne. De fait, elle se sent comprise. Cela peut parfois désamorcer la situation.

« Oui, Monsieur, c’est vrai. Vous êtes en colère et je le comprends. Vous êtes déçu et c’est normal. » –> « En effet ! Vous nous avez habitué à mieux. Je comprends que ce soit difficile avec un enfant en bas âge. Mais vous êtes un bon élément ! Il faut vous reprendre mon p’tit ! »

 

Voilà donc mes p’tits secrets pour survivre en société avec un cerveau qui fonctionne au ralenti ! Essayez et vous m’en direz des nouvelles !

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