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Il ne va pas me manquer…

maman travaille

Durant les trois semaines qui vont suivre, je vais devoir rentrer tard du boulot. Trop tard pour aller chercher mon fils à la crèche. Trop tard pour lui donner le bain. Trop tard pour le dîner. Et je n’ai qu’une chose à dire : YOUPI !!!!!!!!!

Ouais, je sais, c’est moche ! Mais quand tu vis avec Docteur Jekyll et Mister Hyde, je t’assure que tu ne craches pas sur un minimum de repos. C’est incroyable tout de même de se dire qu’on est mieux au boulot qu’à la maison. Mais au boulot tu vois, les gens ne hurlent pas. Ne frappent pas. Ne se tapent pas la tête par terre (si ça arrive sur ton lieu de travail, je te conseille de contacter  les prud’hommes!).

Deux à trois soirs par semaine, je vais rentrer vers 20h. Le petit sera couché. Le repas sera sans doute préparé (je t’ai déjà dit que j’ai un Homme en or ?). Je n’aurai plus qu’à me larver sur le canap’. Non mais rends-toi compte ?!? Ne pas avoir à gérer la logistique. Ne pas avoir à gérer les crises. Ne pas avoir à gérer le quotidien…

Je sais pas toi mais, moi, je le trouve parfois lourd ce quotidien. Toujours la même rengaine. Encore et encore (oui oui, bad mood en ce moment). Le petit, le bain, le repas – le petit, le bain, le repas – le petit, le bain, le repas (même à la lecture, ça gonfle !). Si encore les choses se déroulaient de façon sereine… Mais non ! Mon tout p’tit regorge de ressources pour pimenter tout ça (d’ailleurs on l’a surnommé « piment » à la maison). Sauf qu’à force, le piment, ça fait mal à l’estomac…

Bref, ces petites réunions tardives tombent à pic ! J’avais besoin de casser ce rythme. D’être moins en contact avec mon fils. Parce qu’aujourd’hui j’arrive à un point tel où je perds tout discernement vis-à-vis de lui, de la situation, de notre relation.

Sauf que (bah oui, si tu me lis, tu sais qu’avec moi, les choses sont loin d’être aussi simples), hier soir, lors de ma réunion, je pensais à quoi ? Je te le donne en mille !!! A mon fils bien sûr ! Est-ce qu’il va bien ? Est-ce qu’il se frite pas trop la tronche avec son père ? Est-ce qu’il a bien mangé ? Et blablabla. L’ambivalence maternelle qu’ils disaient ?…

Et toi, ressens tu le besoin de prendre un peu de distance vis-à-vis de ton/tes enfant(s) ? Vas y c’est le moment de te lâcher !!!

 

Tu exagères…

pinocchio

Hier, je suis allée déjeuner avec ma mère… C’est un moment en tête à tête que nous nous accordons régulièrement. Et chaque fois en ressort la même issue : « tu exagères… ». Et oui, car vois tu, con comme je suis, je crois encore, à 30 ans, que ma mère va enfin me comprendre… Quelle idée !

C’est toujours la même scène que nous vivons encore et encore (ça me rappelle une vague histoire de marmotte tout ça… Tu connais pas le film « Un jour sans fin » ?!?). C’est toujours le même rituel. D’abord la chaussette droite puis la gauche… Ah non, pardon, je m’égare ! Donc nous nous retrouvons. Nous nous installons pour manger un bout. Elle me demande comment va le tout p’tit. Je lui dis à quel point il nous en fait baver. Et là le couperet tombe : tu exagères…

Bah oui, voyons ! C’est bien connu, j’aime faire passer mon fils pour un emmerdeur de premier plan ! C’est ma passion ! Je voue un culte au fait de me plaindre ! D’ailleurs, je l’entraîne chaque soir à m’en faire voir de toutes les couleurs :

– « tiens mon tout p’tit, si tu te roulais par terre lorsque tu pleures, ça donnerait plus de crédibilité à la dramaturgie de la scène »

– « un petit conseil, si tu veux vraiment que l’on voit que tu es en colère, tu devrais songer à nous coller des beignes ! »

Bref, ça me gonfle ! Parce que si je vide mon sac c’est que J’EN AI BESOIN ! Que j’exagère ou pas ! Là n’est pas la question d’ailleurs… Je ne cherche pas à savoir quelle est l’exacte véracité de mes propos. J’attends juste un peu de compassion. Une oreille. Une épaule.

C’est fou comme les gens ont besoin de tout rationnaliser. Les enfants, nos enfants, nous foutent les tripes à l’air. Que ce soit sur le versant « bisounours » ou sur celui « OMG, j’ai engendré le démon ! ». Non, dès que l’on parle de son enfant, il faut toujours peser ses propos sous peine d’être accusé d’affabulateur.

Non ce n’est pas tout à fait vrai. Car lorsque c’est dégoulinant de chamallowitude, là on te dit pas « tu exagères ». J’imagine la scène :

– « hier, mon fils a couru dans ma direction pour se jeter dans mes bras. Il a posé sa petite main sur ma joue avant de me faire un énorme câlin. Je pense qu’il est profondément empathique et bienveillant.  »

– « euh… t’exagères pas un peu là ?! »

Jamais tu n’assisteras à une telle scène ! Par contre, tu pourras largement entendre ça :

– « hier, mon fils a couru dans ma direction pour me jeter son jouet dans la figure ! Il a posé sa main sur ma joue avant de me mordre à l’avant bras. Je crois qu’il est possédé »

– « euh… t’exagères pas un peu là ?! »

Bref, tu m’auras compris. Pourquoi bon sang de bordel doit-on toujours prendre des pincettes ?! Il arrive qu’on en bave. Et le fait d’en parler devient vital. Alors juste écoutez. Si vous ne savez pas quoi dire, ne dites rien. Mais, pitié, arrêtez de juger. N’est-ce pas Maman?…

Il y a la fatigue et la fatigue…

fatigue

Selon ma maigre expérience (oui je ne suis qu’un petit chaton qui découvre la vie), deux formes de fatigue peuvent être distinguées.

Dans un premier temps, il y a la fatigue physique. Tu la connais forcément ! Mais si rappelle toi, lorsque tu étais jeune et que tu guinchais en boîte jusqu’à 5 du mat’ ! Ou plus récemment, quand ton gamin t’a fait un combo otite+rhino+gastro et que tu te retrouves au petit matin avec les yeux du lapin ayant chopé la mucoviscidose  myxomatose (merci à Histoire de Lin et Trois Fois Rien de m’avoir corrigée! Les dégâts dus à l’ingestion massive d’alcool pendant les fêtes que voulez-vous… Ou juste ma connerie!) . Cette fatigue là est plutôt facile à résorber. Il te faut simplement du repos. Ahahah je m’auto fais marrer ! Du repos, la bonne blague si tu as, comme moi, un enfant branché sur 10000 volts qui envoie du bois dès 6h du matin !

Puis, il y a, toujours selon moi hein, la fatigue psychologique. Nettement plus insidieuse celle là ! Un peu comme la nana qui, en plein shopping, te dit « oh non, cette robe te fait un gros cul » et que tu la retrouves, une semaine après, portant la dite robe. Cette fatigue là s’installe doucement. Tu mets du temps à la repérer comme telle. Au départ même, tu penses simplement que ton corps a besoin de repos. Alors tu te couches plus tôt, de plus en plus tôt, beaucoup trop tôt. Et tu te réveilles le matin avec cette sensation d’avoir pioncé 10 minutes. Et là tu piges plus rien : tu as beau dormir, rien n’y fait, tu ne récupères pas !

Si je parle de ça aujourd’hui, c’est parce que j’ai remarqué que j’étais précisément atteinte de cette dernière forme de fatigue. J’ai bien évidemment tenté d’analyser la situation et je pense avoir trouvé la coupable à tout ça. J’ai nommé LA ROUTINE ! Vacherie aussi ça ! Parce que j’ai remarqué qu’à la fois, j’avais besoin de rituels (j’en avais parlé ici) mais qu’en même temps ces dits rituels m’enfermaient dans un train-train qui lui-même nuisait à ma santé mentale (tu suis toujours ?).

Tu vois, jusqu’à peu, je me couchais avec les poules me disant que cette fatigue que je me traînais allait passer. Grave erreur ! Non seulement, j’étais toujours cramée mais en plus je foutais en l’air mes soirées ! Car vois tu le combo : rentrer du boulot – préparer à manger – manger – donner le bain au tout p’tit – le coucher – comater 1h devant la télé et aller se coucher est terrible ! Tous les soirs pareil, la même routine, l’horreur ! Et c’est de cette fatigue dont je te parle ! Celle qui fait de toi un automate, qui enchaîne les gestes répétitifs sans réfléchir et qui finalement subit sa vie plutôt que de la vivre (mouah putain c’que c’est beau !).

J’ai donc tenté de remédier à cela. Et ça fonctionne ! Tous les soirs, une fois que le petit est couché, je m’adonne à une activité qui me fait du bien. Je ne regarde plus l’heure en craignant la sentence du réveil le lendemain matin. Ces activités dont je parle sont diverses : ça peut être une soirée cocooning (soins, vernis et autre grelucheries), une soirée film avec l’Homme, une soirée entre amis, etc. l’idée étant d’avoir pris du plaisir. Ne plus se coucher en ayant l’impression de ne pas avoir profité de sa soirée. Il se peut que cela rogne sur mes heures de sommeil mais RAF (= Rien A Foutre) ! Et puis d’ailleurs, j’ai lu une étude selon laquelle l’être humain a besoin de 7 heures de sommeil pour se sentir reposé, ni plus, ni moins. Ce qui me fait me coucher à minuit. Ce qui me laisse surtout 4 heures dans la journée où je pense à ma tronche, c’est énorme non ?

Et toi la fatigue psychologique, tu connais?

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