Posts Tagged ‘Maternité’

Ne plus jamais être seule…

communauté web

Ce matin, comme à l’accoutumée, je me suis rendue sur Facebook. Y voir les dernières publications, regarder mes notifications, éventuellement lire mes messages. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir un message de deux copinautes me proposant de venir rompre mon quotidien maussade me voir avant mon accouchement… J’étais joie, j’étais émotion (j’étais hormone quoi !). C’est alors que j’ai réalisé une chose : aujourd’hui, je ne suis plus seule…

Si tu ne me suis pas, sache que pour mon fils, j’ai souffert d’une dépression post-partum carabinée. Des mois durant à n’être que souffrance, douleur puis anesthésie. Je t’en ai déjà touché deux mots dans cet article. Nombreuses sont les raisons qui m’ont amenées à cet état de détresse émotionnelle mais s’il en est une que je retiens particulièrement c’est le sentiment d’isolement que j’ai pu ressentir durant toute cette période.

Cet isolement, je l’ai voulu. Je me suis renfermée sur moi-même. Je n’ai parlé à personne de mon état par pudeur, fierté, gêne, honte, … Je ne sais pas parler de moi à mes proches. C’est précisément pour cela que j’ai ouvert mon blog, mon journal pas si intime. J’y parle de tout, sans complexe aucun. J’y décharge mes angoisses, peurs, colères sans crainte (dans mon esprit, personne ne lit mon blog donc je peux me lâcher en toute impunité). Cela a été une véritable thérapie pour moi. Poser des mots sur des maux…

Mais mon blog m’a permis bien plus que cela. Il m’a permis des rencontres. Réelles ou pas, peu importe. Aujourd’hui, je sais que, si je souhaite m’exprimer, j’ai à ma disposition plusieurs canaux qui me permettent de le faire : mon blog ou encore les réseaux sociaux. Et, dans la grande majorité des cas, j’aurai une réponse. Une personne qui commentera, me donnera son avis, rira avec moi, pleurera à mes côtés. Il y aura toujours une petite voix près de moi…

Cette grossesse, malgré le fait que je sois assignée à résidence, je la vis plus paisiblement. Je sais que je ne suis pas seule. Je sais que tu es là et que, si besoin, je peux compter sur toi. Je sais que l’arrivée de ce bébé ne se fera pas sereinement (car je ne suis tout simplement pas une personne sereine). Alors, je continuerai de partager les hauts mais surtout les bas avec toi. Et j’ai comme l’intuition que tu seras là…

PS : Un gros Big Up à mes copinautes Mumissime et Adélidélo qui vont venir me voir dans ma grotte !!

PPS : il est bien entendu que je parle de mes copines blogueuses mais aussi et surtout de mes lecteurs/lectrices dont les commentaires, conseils, remarques sont toujours bienvenus!

La maternité n’est pas une science…

jugement

Aujourd’hui, j’en ai gros ! J’en ai assez de lire ici et là des propos catégoriques, jugeant voire carrément accablants au sujet de la maternité. Je le dis et le redis : la maternité n’est pas une science. Petite définition (non je ne te prends pas pour une buse mais partons ensemble sur de bonnes bases) :

La science est  « ce que l’on tient pour vrai au sens large, l’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables » (merci Wiki !)

La science, de fait, est incontestable (bon après ça se discute sur certains points hein mais là n’est pas le sujet). Il me semble que la maternité échappe à cette définition. On ne peut utiliser les termes « universel », « objective » ou encore « déterminé » dès lors que l’on touche à ce domaine qu’est la parentalité au sens large.

Ainsi, lorsque je lis des :

« Il faut que tu le fasses dormir sur le dos  »

« Tu ne peux pas allaiter si longtemps parce que … »

« La diversification, c’est simple, il faut commencer par les fruits et ensuite les légumes »

« Tu ne dois pas stresser parce qu’il le sent  »

Tu dois, il faut, … autant d’expressions qui, à mon sens, n’ont pas lieu d’être dans la maternité… Bien sûr, on peut partager son expérience, échanger des conseils, faire part de son ressenti mais arrêtons d’être aussi catégorique… Une approche manichéenne (j’ai bouffé un dico hier soir) en BIEN/MAL n’est pas entendable.

Ce n’est pas parce que :

  • C’est la recommandation du moment
  • C’est arrivé au fils du neveu de la tante de ma mère
  • C’est écrit dans les bouquins
  • Etc.

Que l’on peut considérer ça comme vrai et irréfutable… Ainsi, si la maternité n’est pas une science, il n’est pas UNE façon de faire, penser, dire, agir et réagir. Je dirais qu’il existe autant de maternité qu’il y a de mères (et de pères) dans le monde. Alors pitié, pas de jugement, pas de condamnation, pas de jet de pierre mais de l’échange, de l’écoute et du partage… Oui ce que j’écris est neuneu à souhait mais il faut que ça sorte…

Il n’est pas UNE maternité mais SA maternité…

Et toi, tu veux rejoindre le club des « j’en ai rien à fout’ de tes jugements, j’fais bien c’que j’veux ! » ?

Aujourd’hui, je n’ai plus peur…

petits pieds bébé

Au mois de janvier dernier, je te parlais du fait que l’Homme et moi souhaitions se lancer dans l’aventure bébé 2. Mais, notre projet a été mis à mal, d’abord par la réalité (des vaccins pas à jour) mais aussi et surtout par mes angoisses

Et oui, quoi de plus angoissant, pour une personne comme moi, que de se lancer dans cet inconnu… La peur d’un autre accouchement traumatisant. La peur de donner naissance à un enfant ayant des soucis de santé. La peur de repasser par la case « dépression post partum ». La peur, la peur, la peur…

Alors j’ai différé encore et encore ce projet. Pour des raisons plus ou moins recevables. Je trouve que le désir d’un deuxième enfant n’est pas le même que pour un premier. On sait plus ou moins ce qui nous attend. Sans compter le fait qu’il faille s’occuper de l’aîné.

Certaines personnes mettront facilement leurs appréhensions de côté. Je ne suis pas de celles là.  Je suis quelqu’un qui veut tout maîtriser, tout le temps. Je veux avoir la main sur ma vie, que rien ne m’échappe. Or, s’il est bien une chose qui se soustrait à toute forme de contrôle, c’est bien la maternité.

La maternité, à mes yeux, implique une forme de lâcher prise qui peut se révéler difficilement acceptable. Il faut accepter de laisser le temps faire son œuvre. Accepter de voir se voir son corps ne plus être sien. Accepter de renoncer à son temps, ses envies, ses besoins (dans un premier temps du moins). Accepter de sacrifier une partie de soi.

Mais ce laïus, que je t’ai sorti à de nombreuses reprises, n’a aujourd’hui plus de sens à mes yeux. Aujourd’hui, je désire cet enfant. Je ne te dirai pas que je suis prête car je sais ô combien il est difficile d’affirmer cela. Mais je suis prête à accepter l’incontrôlable. Aujourd’hui, j’ai lâché prise. Aujourd’hui, je veux agrandir ma famille et mes angoisses ne font plus le poids.

Bref, aujourd’hui, je n’ai plus peur…

Et toi, tes envies de bébé, elles ont été impérieuses ou, comme moi, plus nuancées?

1 2 3 5