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La question du choix

tu preferes

Si tu me suis, tu sais que j’héberge, depuis quelque temps maintenant, et contre mon gré, un terrible deuz… Le mot qui règne en maître au sein de mon doux et ô combien chaleureux foyer est le « NOOOONNNN !!!!! ». Afin de faire en sorte d’épargner mes pauvres oreilles, je tente tant bien que mal de les préserver de ce mot maudit. Pour se faire, j’ai lu et entendu qu’il fallait laisser à l’enfant la possibilité de faire un choix…

Plutôt que de dire « Tu viens mettre tes chaussures ?», proposer plutôt « tu viens mettre tes chaussures ou bien tu préfères que je le fasse ? ». Hypra simple non ? C’est bien sûr sans compter sur la « force de caractère » de mon fils (appelée aussi « tetedecon-itude »).

Si toi aussi tu passes ou est passé(e) par là, tu sais que, parfois, il y a de quoi dévisser. Parce qu’ici, même face au choix, mon deuzan  est capable de dire « NON !!!! ». Du coup, plutôt que de continuer à m’arracher les cheveux un à un, j’ai pris le parti d’en rire. Comment ? Et bien en proposant des choix plus absurdes les uns que les autres :

  • Tu veux manger ta purée ou tu préfères avoir des crayons de papier à la place des doigts ?
  • Tu veux aller faire la sieste ou tu préfères rester en équilibre sur un pied pendant 15 jours ?
  • Tu mets ton chapeau ou tu préfères te transformer en âne ?
  • Tu laves tes dents ou tu préfères cracher du feu par les naseaux pour le reste de ta vie ?
  • Tu ranges tes jouets ou tu préfères avoir des boules de pétanque à la place des pieds?
  • Etc.

Bon, en appliquant cette stratégie, je cherche juste à préserver ma santé mentale. Il n’y a évidemment aucun intérêt psycho-pédago-éducatif. Et puis de toute façon, tant qu’à avoir un « non », autant me marrer un peu (je te rassure, je n’utilise cette technique qu’à l’approche d’un pétage de plombs iminent… Le reste du temps je suis plutôt saine d’esprit 😉 ).

Et toi, t’as des stratégies pour épargner le peu de santé mentale qu’il te reste depuis que tu as des enfants ???

PS: et alors, tu préfères ne pouvoir dire que le mot « Graffiti » pendant une semaine ou avoir un slip qui parle avec la voix d’Eddy Murphy?

Maman a les yeux revolver !

colère

En ce moment, nous vivons de fabuleux moments avec notre tout p’tit. De l’apaisement, de la sérénité, du calme… Ouais, et mon fion c’est de la pâte à tartiner ! Ces derniers temps, nous en bavons ! Et pas qu’un peu!

Mon fils a fait l’actor studio (c’est même lui qui a formé Robert De Niro). Des crises de larmes à vous arracher le cœur pour un gâteau non octroyé. Des hurlements façon « on m’a arraché un bras » pour une sortie de bain. J’en passe et des meilleurs.

Nous essayons, l’Homme et moi, de tenir bon. Cadrer, réconforter, expliquer et tutti quanti… Mais, récemment, nous avons trouvé une technique qui fonctionne plus ou moins bien. Enfin c’est surtout moi qui la pratique. J’ai nommé «  la technique du regard ». Il fallait bien que mes yeux de rottweiler me servent un jour.

Et bien voilà, lorsque le petit s’apprête à faire une bêtise ou lorsqu’il a déjà commis un méfait, je le fixe avec mes yeux revolver et il s’arrête net. Bien sûr, cela ne fonctionne pas à tous les coups… Par exemple, en cas de grosse crise de « j’veux mourrrrriiiiirrrr ! », cela n’a aucun effet ! Il faut qu’il possède un minimum de raison.

Il me regarde. Il me jauge. Parfois, il fuit. A d’autres moments, il maintient. Mais, avec ce regard, il sait ce que je pense. Pas besoin de mots pour observer ma désapprobation. Et j’vous assure, ça fonctionne !

Même l’Homme me dit : « punaise, c’est limite si j’me pisse pas dessus lorsque tu fais ce regard ! ». Oui, égal à lui-même, poète un jour, poète toujours…

Et toi, les yeux revolver, tu pratiques ? Ca fonctionne ? Une autre technique à me faire découvrir ?

La permanence du conflit peut-elle abîmer la relation ?

conflit

Une fois n’est pas coutume (encore que, car ces derniers temps j’y fais beaucoup référence), je vais te parler de la relation quelque peu conflictuelle que j’entretiens avec mon tout p’tit en ce moment. C’est bien simple, j’ai l’impression de passer mes journées à me quereller avec lui… Enfin moi je querelle vachement, lui, au choix, il hurle, tape, se roule par terre, etc. Et je me demande dans quelle mesure cette situation de conflit ne va-t-elle pas abîmer la relation que nous entretenons…

Car vois tu, je ne sors jamais indemne de ce genre de crise qui, schématiquement, ressemble à ça :

Demande du tout p’tit + refus de notre part = frustration = crise

La dite crise peut se manifester différemment : pleurs, hurlements, jetage au sol, roulades et, de manière trop fréquente à mon goût, tapes. Car oui, depuis quelque temps, notre fils nous tape. Et ceci est tout bonnement insupportable et inacceptable ! Nous avons tout tenté :

  • Lui expliquer calmement les choses en mettant des mots sur ses émotions
  • Lui montrer à quel point cela nous blesse
  • L’isoler le temps qu’il se calme
  • Détourner son attention
  • Etc.

Mais, lorsqu’il est dans un état pareil, il n’est plus accessible. On ne peut pas le raisonner. C’est comme s’il était possédé. Voilà, c’est ça, nous ne reconnaissons plus notre enfant. Nous sommes démunis face à ce petit garçon qui nous mène la vie dure. Avec le papa, nous discutons beaucoup et nous posons beaucoup de questions, la principale étant « quand cela va-t-il finir ? ».

Nous nous inquiétons. Nous sommes arrivés à un stade où nous craignons les soirs, les week end, … Nous marchons sur des œufs. Parfois, nous l’appelons le « tyran » ou encore le « dictateur ». J’exagère à peine… Ce petit bonhomme peut nous faire vriller les nerfs en un quart de seconde !

Sauf que tout ça laisse des séquelles… Lui, une fois la crise passée, va reprendre le cours de son existence. Alors que toi, t’es en limite à prendre un Xanax pour redescendre… Et lorsque les crises s’enchaînent toute la journée, et bien tu finis le soir avec une bière à la main en matant la Maison de Mickey… Car tu n’en peux plus du conflit… Tu ne veux même plus faire l’effort de jouer car tu sais que ça va mal finir…

Alors oui c’est nul… Et non, nous n’avons pas démissionné. Nous avons juste besoin parfois d’arrêter le temps. Car vivre à côté d’un terrible deuz, et bien c’est éprouvant… Surtout lorsque cela devient un parcours d’endurance…

Nous voulons retrouver notre tout p’tit… Nous ne voulons pas que cette période abîme notre relation. Mais bon sang c’que c’est dur!

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