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Aux donneurs de « bons » conseils…

donneur de bons conseils

Aujourd’hui, j’en ai gros ! Si tu me suis, tu sais que la vie avec mes enfants est loin d’être une sinécure. Entre l’un qui a quelques soucis de « comportement » et l’autre qui ne fait toujours pas ses nuits à deux ans passés, je me retrouve régulièrement dans un certain état de fatigue physique et psychologique.

Evidemment, je parle de mon quotidien à mon entourage, plus ou moins proche. Et c’est là où le bât blesse. Chacun y va de son petit conseil, de sa petite astuce, de son avis sur ma situation. Ce que je pourrais et devrais faire. Attention, dans la grande majorité des cas, cela est fait avec la meilleure intention qui soit. Toujours est-il que c’est, au mieux, lassant, au pire, agaçant ! Surtout lorsque l’on me connait un tant soit peu…

Je suis de ces personnes qui n’ont de cesse de se questionner : Est-ce que je fais bien ? Comment pourrais-je faire mieux ? Est-ce qu’il n’existe pas de solutions alternatives à mon problème ? Etc. Je lis beaucoup. Je me renseigne autant que possible. Autant te dire que les bons conseils de Tatie Renée et Papi Joseph, je m’en passerais bien…

Je ne rejette évidemment pas tout en bloc. Il est des conseils qui sont bons à prendre et auxquels je n’avais pas songé. Mais, s’il vous plaît, laissez-moi le temps d’en formuler la demande… Car, si tel n’est pas le cas, c’est que je ne suis pas en situation d’entendre et, encore moins, d’écouter…

Il est humain de vouloir venir en aide. Moi-même d’ailleurs, je me targue parfois de « bons » conseils. Toutefois, j’essaie de me restreindre. Car, lorsque l’Autre me parle, sans me questionner, c’est que son attente première est d’être écouté.

Etre juste là, oreille attentive, épaule réconfortante… Et c’est bien souvent tout ce dont on a besoin…

 

S’avouer fragilisée…

faille

Si tu me suis, tu sais que, depuis le mois de juillet, j’héberge un petit locataire (oui tout petit car il mesure à peine 10 cm). Mais tu sais aussi peut être, qu’avec cette grossesse, je dérouille sameyre ! Et figure-toi que ça commence sérieusement à entamer mon moral…

Sur mon blog, j’ai toujours pris pour habitude de dire tout de moi : ma vie, mes ressentis, mes angoisses, … Sauf que, dans la vie, la vraie, je ne suis pas comme ça. Je suis une personne pudique. Quand ça ne va pas, je ne le dis pas. Pour ne pas déranger. Pour ne pas mettre mal à l’aise. Pour ne pas gêner.

Mais aujourd’hui, ça ne va vraiment pas… Ces maux de grossesse m’usent et m’épuisent. Pourtant, lorsque l’on me demande si ça va, je me contente d’un « oui, ça va ». Seule une personne fait exception : l’Homme. A lui, je dis tout. Sauf qu’il se trouve bien démuni face à ma souffrance. Il me conseille d’aller voir mon médecin, ce à quoi je réponds « je ne vais pas aller chez le doc pour ça voyons ! ». Je pourrais en parler à mes amis, à ma famille. Mais je n’ose pas. Je ne veux pas les inquiéter. Et puis, que pourraient-ils pour moi si ce n’est m’écouter me plaindre ? (je déteste me plaindre !)

Ce soir, j’ai rendez vous chez la sage femme. Ma sage femme. Celle qui m’a fait la préparation à la naissance pour mon fils. Celle que j’ai déjà rencontrée au mois d’août. Celle avec laquelle je veux avoir un rapport de confiance. Celle avec qui je veux créer une relation privilégié durant ce moment si particulier de ma vie. Mais vais-je oser lui dire que je vais mal ? Vais-je parvenir à faire tomber ces foutues barricades qui m’encerclent ? Vais-je réussir à m’avouer fragilisée ?…

Et toi, arrives tu à mettre des mots sur tes maux ? Ou bien es tu, comme moi, une handicapée des sentiments ?