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A toi…

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A toi qui m’a accompagnée à chaque échographie… Heureusement que tu étais présent avec ta petite clé USB car, si nous avions compté sur moi, nous n’aurions pas eu de photos de notre fils…

A toi qui m’a offert le plus confortable des cocons durant ma grossesse, anticipant le moindre de mes besoins… Allant même jusqu’à me gaver de chocolat…

A toi qui, le jour de l’accouchement, t’es mis en retrait afin que je puisse profiter du peau à peau avec notre enfant… Sans que j’aie eu besoin de te le dire, tu savais l’importance de ce moment pour moi…

A toi qui a donné le premier bain, de tes mains maladroites… D’ailleurs, aujourd’hui encore, c’est entre tes bras qu’il trouve l’apaisement lorsqu’il patauge dans cette si grande baignoire…

A toi qui, dès lors que tu décèles un signe de faiblesse, me propose de t’occuper des enfants des heures durant afin que je puisse changer d’air… Et même lorsqu’ils ont été « difficiles », tu trouves la force de garder le sourire…

A toi qui, lorsque tu vois à quel point le quotidien peut parfois me peser, trouve le moyen de m’en extirper… Sache que tu composes le numéro du livreur de pizza comme personne !

A toi qui, malgré les kilos « superflus » et la tronche en vrac, trouve le moyen de me faire me sentir belle…

A toi qui cherche n’importe quel prétexte pour faire les nuits auprès de bébé et ce, afin que je puisse me reposer…

A toi qui fais passer mon confort avant le tien…

A toi qui m’encourage et me soutient dans mon rôle de maman…

A toi qui me permet aussi de rester une femme…

A toi qui reste mon roc durant les épreuves…

A toi qui partage mes moments de bonheur…

Même si les mots ne suffisent pas, sache que sans toi, je ne suis pas moi…

PS : à toi qui, en ce moment même, me harcèle de textos afin de savoir comment s’est passé le dépôt de bébé ;). A toi, le meilleur des conjoints, le meilleur des papas, le meilleur des hommes…

 

 

« J’élève notre enfant seule… »

élever son enfant seule

Hier, je suis allée boire un thé chez une copine (comment ça OSEF ?). Maman depuis 7 mois maintenant, elle découvre avec bonheur et ravissement les joies de la maternité (tu rajouteras une pointe d’ironie et une dose de sarcasme dans mes propos). Cette copine a, depuis toujours, le projet d’avoir une famille nombreuse. Mais Dame Nature (cette grognasse qui n’en fait parfois qu’à sa tête) en a décidé autrement… Des années d’essai bébé et des années d’échec… Finalement, c’est à l’aide d’un parcours médicalement assisté que notre couple d’amis a pu avoir ce qui est, à leurs yeux, leur petit miracle…

Durant sa grossesse, elle m’expliquait qu’au regard de son « grand » âge (bientôt 40 ans), il ne lui fallait pas tarder avant de relancer la procédure PMA (procréation médicalement assistée). Malgré le fait qu’elle ait renoncé à son rêve de famille nombreuse, elle escomptait néanmoins avoir deux enfants… Mais ça…

Depuis la naissance de son fils, elle voit son projet s’éloigner de jour en jour. Non, il ne s’agit pas d’une quelconque raison médicale. Son principal « frein » n’est autre que son conjoint. Alors qu’elle espérait tant de lui, elle me dit aller de déception en déception. « J’élève notre enfant seule »

Pas une fois en huit mois, son conjoint ne s’est levé la nuit. Il ne s’occupe de son fils que lorsqu’il en est contraint (c’est-à-dire quand elle doit s’absenter). Quand elle est là, elle s’entend dire « si t’es là, tu peux t’en occuper ». Il s’est même permis de lui dire « toi, la fatigue, t’es habituée alors autant continuer… ».

Elle n’est pas seule à vivre cette situation. Une autre de mes amies est confrontée à la même configuration. Un père qui s’investit peu/pas et un projet bébé 2 qui s’éloigne… Epuisées, ces jeunes mamans préfèrent faire une croix (temporaire du moins) sur leur idéal de vie de famille.

Comme ce choix, aussi raisonnable soit-il, doit être difficile… Mais on ne peut que comprendre leurs arguments « jamais je n’aurais l’énergie de m’occuper seule de deux enfants en bas âge». Derrière cette raison, on ne peut qu’entendre le déchirement que ce renoncement implique…

La déception de ne pas voir son conjoint s’accomplir en tant que père… La solitude… La frustration… La colère… L’incompréhension… Tous ces sentiments qui s’entremêlent pour donner un cocktail bien amer…

Alors je tiens à faire un big up à tous ces papas qui s’investissent dans l’éducation de leur enfant. Ces papas qui prennent leur place. Ces papas qui changent les couches/donnent les bibs/se lèvent la nuit/etc. Ces papas qui tiennent une place d’égale importance avec les mères.

Et, une spéciale cassedédi à mon Homme, qui, aussi fou soit-il, a signé pour les nuits de merde-les pleures-les cacas atomiques  bébé 2 ! On va en chier tu sais ?

 

Je ne suis pas cette mère décrite dans les livres…

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Juste avant d’écrire ce billet, j’étais en train de lire. Plus j’avançais dans ma lecture, plus mon envie d’écrire se faisait pressante. Le livre qui m’anime ainsi n’a rien d’extraordinaire. Il s’agit d’un livre conseils sur le développement de l’enfant. Pour le moment, le contenu même du bouquin m’a semblée plutôt pertinent SAUF qu’il m’a fait réaliser une chose : je ne serai jamais cette mère décrite dans les livres…

Toujours, dans les livres se rapportant au développement de l’enfant, il est fait état du lien si fort qui unit une mère à son bébé. En découle alors une place peu confortable pour le papa qui se doit de venir rompre la symbiose existante. Alors oui, je dois bien l’avouer, il s’agit là de la majorité des situations mère-père-bébé. Mais, il est des cas, comme le mien, où les choses se passent différemment. Les places sont redistribuées et les rôles quasi inversés.

Je n’ai pas connu cet état de symbiose avec mon enfant. Mon conjoint n’a pas été le père, autoritaire, venu rompre un état fusionnel. Plus le temps passe, plus je m’interroge sur les appellations de « mère » et « père ». Les stéréotypes que ces termes véhiculent. Les rôles que chacun se doit d’occuper (sous peine de ne pas se retrouver dans les bouquins). Une mère doit être bienveillante, empathique, totalement dévouée. Un père, lui, doit poser le cadre, les limites par son autorité naturelle.

Alors je me demande : pourquoi une mère ne pourrait-elle pas être père ? Et inversement, un père n’occupe-t-il pas, parfois, le rôle de mère ? Ces termes ou appellations ne nous enfermeraient ils pas dans un costume souvent trop étriqué ? Mon conjoint et moi sommes des mères-pères. Selon la situation, selon le comportement de notre fils, selon notre humeur, etc., nous sommes tantôt mère, tantôt père, chacun à son façon.

Bref, nous sommes parents, tout simplement… Et toi, tu te retrouves dans les bouquins de « puériculture », « développement de l’enfant »?

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