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Je suis un chamallow…

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Je crois que j’ai un problème : je chiale devant les téléfilms de la 6 ! Si, si, je vous jure, les sanglots avec le nez qui dégouline et tout et tout ! C’est affligeant ! Je souhaitais aborder ce sujet avec vous car c’est un changement pour moi. Et oui, depuis la naissance du tout p’tit, bien des choses ont changé, dont ma sensibilité !

J’ai toujours été quelqu’un de sensible (on croirait pas, je vous l’accorde). Mais, avant ma grossesse, je parvenais facilement à le cacher. Je dégageais les larmichettes à revers d’humour et de dérision. C’était plutôt efficace…

Mais depuis la naissance du tout p’tit, je suis une vraie catastrophe ! Les choses qui me touchaient avant me touchent puissance 1000. Puis, la grosse nouveauté, c’est que le sujet des enfants est hautement sensible !

Par exemple, il m’est devenu très difficile d’entendre un bébé pleurer (autant vous dire que j’ai vécu l’enfer dans la salle d’attente du médecin la dernière fois). Il m’est impossible de lire des faits divers concernant des enfants. Et le pompom c’est les films ! Bordel ! Je peux plus regarder un film sans être dans l’identification. C’est pas un enfant que je vois dans l’écran mais c’est mon fils. Et gare à celui qui touchera au tout p’tit !

Donc, si je résume

  • je ne peux plus me rendre dans des endroits publics sous peine d’entendre des enfants pleurer
  • il me faut éviter de consulter les médias au risque d’avoir l’œil happé par un truc sordide
  • je ne peux plus regarder films et téléfilms sans craindre l’inondation

Autant tout de suite chercher une grotte confortable…  Je suis un put*** de chamallow ! Et vous, avez vous constaté des changements en termes de sensibilité?

Il y a les pleurs et les chouinettes…

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Longtemps, mon homme et moi avons refusé de laisser pleurer le tout p’tit. Nous sommes passés par plusieurs phases, chacune ayant ses propres arguments :

  • De la naissance à 6 mois : si le tout p’tit pleure, c’est qu’il a un besoin…

Faim, soif, chaud, froid, sommeil, affection, inconfort, etc. autant d’éléments qui peuvent déclencher les crises de larmes de bébé. Nous partions du principe que, si jeune, un enfant ne peut pleurer par chantage, mécontentement ou autre crise de colère aigüe. Nous répondions donc à chacun de ses appels.

  • De 6 mois à 10 mois : si le tout p’tit pleure, c’est qu’il a mal…

Notre fils est un grand fan du corps médical. Pour preuve, la dernière fois que nous sommes allés aux urgences en pleine nuit, l’interne de garde nous a dit « ah tiens, encore vous ! ». Et quand le médecin urgentiste te dit ça à 2 heures du matin, tu penses « VDM ! ».

Le tout p’tit a pas mal morflé durant sa « jeunesse » : coliques, reflux, œsophagite, constipation chronique, etc. Jusqu’à ce que l’on découvre, qu’en réalité, tous ces symptômes étaient la résultante d’un seul et même problème : l’intolérance aux protéines de lait de vache.

Associons à cela le fait qu’à cet âge, les dents commencent à faire leur apparition.

De plus, le tout p’tit a une passion pour les rhinopharyngites qui elles-mêmes entraînent quasi systématiquement des otites !

Donc autant vous dire que durant cette période, nous avancions à tâtons. Entre les pleurs de douleur et les pleurs de « je vous fais tourner en bourrique », on avait du mal à faire le distinguo !

  • De 10 mois à ce jour : c’est fini mon p’tit bonhomme, on reprend le pouvoir !

Et puis, petit à petit, on reprend du galon niveau discernement. « Là t’es en train de pleurer parce que je t’ai retiré ta cuillère des mains ? », « non mais t’es sérieux, tu te mets dans cet état parce que je t’ai posé dans ta chaise ??? ». Et tu te dis que, non il ne pleure pas parce qu’il a mal, mais simplement parce que son seuil de tolérance à la frustration est aussi bas que ton nombre d’heures de sommeil par nuit !

Une fois que tu as saisi ça, les choses prennent une autre perspective, en particulier, en ce qui nous concerne, pour l’endormissement. Et oui, avant nous n’osions pas le laisser pleurer seul dans son lit, petit être vulnérable qu’il était. Jusqu’à ce qu’on se fasse avoir plusieurs fois à courir à son secours pour le voir se marrer à notre arrivée ! Ouh la, toi heureusement que t’es mon fils parce que j’aime pas bien qu’on se foute de ma gu**** comme ça !

Nous avons donc saisi (il était temps je vous l’accorde) qu’il y a les pleurs et les chouinettes. Et quand on tend l’oreille, la différence est nettement percepible…

Nous sommes les doudous de notre fils…

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Etre le doudou de son enfant… Vous visualisez le truc ou pas ? Je m’explique…

Dans un billet précédent, je fanfaronnais sur le fait que mon homme et moi avions instauré, il y a quelque temps, un rituel du coucher qui s’avérait plutôt efficace.

Or, ce que j’ai évoqué succinctement, c’est que nous sommes confrontés à une difficulté de grande ampleur : les multiples réveils nocturnes. En effet, après avoir enchaîné quelques heures de sommeil paisible, le tout p’tit se réveille et se met à pleurer jusqu’à ce que nous intervenions. Je précise que l’intervention doit consister à poser une main sur sa tête et ce jusqu’à ce qu’il soit reparti dans un profond sommeil. Si nous ne nous appliquons pas à effectuer ce geste, nous nous exposerions au risque de passer une nuit de mer** !

Nous connaissons quelques périodes d’accalmie mais elles restent trop rares à notre gout.  Nous interprétons cela comme un besoin de réassurance exprimé par le tout p’tit.

Nous avons essayé plusieurs techniques :

  • Proposer des doudous que l’on a pris soin de laisser macérer dans nos odeurs corporels
  • Déposer dans son lit nos propres vêtements
  • Installer une petite lumière tamisée près de lui

Résultat des courses : nous sommes les doudous de notre fils. Seul le contact de notre peau réussit à l’apaiser. Nos odeurs, aussi coriaces soient-elles, ne parviennent pas à l’anesthésier.

Vous l’imaginez, la situation ne peut plus durer car il faut tout simplement que nous DORMIONS !!!! Quoi, le manque de sommeil rendrait agressif ? Non, je ne pense pas…

Nous avons donc opté pour une solution : se couper la main, dite main que nous allons soigneusement mettre dans son lit. Avec mon homme, nous allons sous peu tirer à pile ou face afin de savoir lequel de nous deux fera cette offrande au tout p’tit.

Le manque de sommeil rendrait fou également ? Je ne suis pas sûre…

Plus sérieusement, tous les conseils sont les bienvenus !

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