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Vous voulez que je vous raconte un truc marrant (ou pas) ?

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Je vous ai déjà expliqué que notre fils a souvent besoin de nous pour s’apaiser la nuit. Nous sommes réduits à de pauvres doudous.

Et bien cette nuit, rebelote. Evidemment j’ai trouvé le moyen de me vanter haut et fort que le tout p’tit avait enchaîné 2 nuits de 12 heures. On m’avait prévenu, grave erreur !

C’est donc tout naturellement que la nuit dernière a été apocalyptique ! Des pleurs en veux tu en voila ! Des chouinettes à foison ! Des cauchemars, des terreurs ! Des pets de travers ! Des rêves d’attaque de pipettes de sérum phy ! Que sais je encore… Toujours est-il que la nuit a été plus que chaotique !

En tant que bonne mère que je suis, je me suis dévouée pour rester au chevet du tout p’tit le temps qu’il se calme. Petite précision néanmoins pour comprendre la suite des évènements. Mon homme et moi avons installé un petit matelas près du lit de notre fils afin que nous puissions dormir quelques heures (indispensable pour notre survie).

Cette nuit donc, je me rends dans sa chambre, m’installe sur le lit d’appoint et passe mon bras entre les barreaux afin de poser ma main sur sa tête. Et c’est là que le drame se produit. Tu le vois venir ou pas ? Et bah je te le donne en mille : je me suis coincée le bras dans les barreaux du lit ! Et voilà ce qu’on gagne à être un doudou. Je suis donc restée coincée de 00h30 à 5h30 (oui, le temps qu’il a fallu à mon homme pour se dire « bah mince, ça fait un sacré moment qu’elle est partie là quand même ! »).

Bon j’ai tout de même trouvé le moyen de dormir un peu. Mais je vous raconte pas la position dans laquelle j’étais !

J’vous avais dit à l’époque qu’on se demandait qui de mon homme ou moi allait se sectionner la main pour la léguer au tout p’tit ! Et bah je peux vous dire que je l’ai échappé bel !

Un petit retour en arrière ne fait de mal à personne…

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Bon, soyons honnête, la vie c’est loin d’être « pump it up » tous les jours. Fatiguée, stressée, en colère, triste, ou tout simplement pas envie, les jours « sans » nous tombent sur la tronche, parfois sans prévenir. Deux choix s’imposent alors : subir ou lutter.

De mon côté, quand le moral est en berne, je mets en place une stratégie qui s’avère assez efficace : la régression . Je m’explique.

En fait, il s’agit de se replonger en arrière dans un état où les soucis n’existaient pas : l’adolescence. Bon, ok, c’est pas une période facile. De grosses questions existentielles se posent : dois-je ou non percer mon bouton ? Est-ce que Julien va accepter de sortir avec moi ? Oh non, y a plus de Pitch, comment survivre???  Je ne remets absolument pas en question le fait que l’adolescence est un période de remaniement identitaire profond mais, toujours est-il que, question responsabilité, on a connu pire. Il s’agit de s’occuper de soi avant tout. C’est un moment d’égocentrisme absolu où « de toute façon, j’men fous, j’fais c’que j’veux ! »

Bref… Mon adolescence à moi a été bercée de séries à la con. Il ne fallait sous aucun prétexte que je rate un épisode sous peine de crise hystérique aigüe. Parmi mes incontournables, figuraient Beverly Hills, Angela 15 ans et autre Hartley cœurs à vif (dont les épisodes sont rediffusés sur AB1 pour celles que ça intéresse). Mais le number one était et restera à jamais (oui c’est l’ado en moi qui s’exprime) : Dawson ! Pour preuve, j’ai toute la série en DVD !

Tout ça pour en arriver au fait que moi, lorsque j’ai un coup de mou, mon remède c’est de me foutre sur le canapé et de mater des épisodes de séries qui ont bercé ma jeunesse. Rien de tel pour débrancher le cerveau ! J’agrémente généralement ces sessions de régressonite avec des calories bien choisies : Chocapic à volonté ! J’ai du regarder les tribulations du triangle amoureux Dawson-Joey-Pacey des centaines de fois… Et à chaque fois, l’effet est le même : ça me met du baume au cœur. Ca me sort d’une réalité parfois trop lourde en responsabilité pour mes petites épaules.

D’ailleurs, quand mon homme voit que mon moral n’est pas au top, il me sort « mate Dawson, ça ira mieux ! ». Ah, mon homme et la psychologie

De toute façon, je crois que j’ai gardé en moi une part d’enfance qui m’aide à affronter mon quotidien d’adulte. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai lu X fois Twilight, je ne me lasse pas de regarder The Hunger Games, etc.

Bref, je suis fière d’être une adulescente ! Et vous, vous donnez aussi dans la régression ?