malediction

Samedi soir, mon beau père vient taper une grillade, nous discutons tranquillement à table quand vient la question fatidique : « et niveau sommeil, vous en êtes où ? ». Nous, de lui sortir notre plus grand sourire : « oh la, ça fait des mois qu’on est tranquille de ce côté-là maintenant ! ». Pas besoin d’aller plus loin car je sais que tu as pigé la suite : nous avons passé une nuit de merde. Des mois que ça n’était pas arrivé… Et là, aussi peu croyante tu peux être, tu te dis : quelle force de l’au-delà est en train de se foutre de moi ???

Autre exemple : hier soir, je dis à l’Homme « et si tu décalais le réveil ? De toute façon, le petit est réglé comme une pendule. 6h30 tapantes, nous serons debout… ». Je te le donne en mille : réveillés à 7h30 par les éboueurs. C’est ainsi que nous avons joué le remake de « Maman, j’ai raté l’avion ». La douche, c’est une formalité et le café, c’est pour les faibles ! Autant te dire que c’est avec les yeux en trous de pine que je rédige ce billet…

C’est tout de même incroyable cette capacité qu’ont les enfants à chambouler quelque chose que tu pensais acquis :

  • Mon fils, les bibs, c’est fini depuis bien longtemps ! Et le soir même, tu te retrouves des mois en arrière à donner le biberon à ton gamin
  • Mon enfant est hyper bien adapté à la crèche maintenant, plus de souci ! Et le lendemain, tu as le droit à une scène tout droit sortie d’une dramaturgie shakespearienne…
  • La propreté ! Oh bah nickel maintenant ! Et, quand vient la nuit, tu te retrouves à 3 du mat’ à changer les draps du lit. Enfin ça j’imagine hein, car la propreté, on en est loin (remarque, si je l’écris, peut être que mon fils va daigner aller au pot ce soir qui sait…).

Alors, comme tous les parents, tu deviens superstitieux :

  • Tu touches du bois quand tu dis que tout va bien
  • Tu laisses une lumière allumée le soir car, la dernière fois que tu l’as éteinte, tu as passé la pire nuit de ta vie
  • Tu finis tes phrases par « mais je suis sûre que maintenant que je t’ai dit ça, ça va repartir de plus belle…»
  • Tu n’oses pas jeter les médocs car tu te dis que, sitôt à la poubelle, ton gamin va de nouveau tomber malade…

Bref, devenir parent, c’est aussi devenir un peu pété du casque…

Rassure moi, toi aussi tu as observé ce phénomène ???