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La fièvre, mes angoisses et moi

tempioteJ’ai décidé de vous donner, une fois de plus, accès à mes désordres psychologiques. Bientôt je ne serai plus qu’un livre ouvert à vos yeux… Aujourd’hui, au programme:

l’angoisse de la juste température

Et oui, comprenez, la température est ce qui permet de jauger l’état de santé d’un enfant qui ne parle pas encore. Le tout p’tit faisant des otites à répétition, il nous est impératif de contrôler la dite température régulièrement. Ne me parlez pas de cette histoire de tripotage d’oreille intempestif en cas d’otite. Pour moi, ce n’est pas un signe dans la mesure où le tout p’tit se malaxe l’oreille à longueur de temps…

Donc nous prenons la température encore et encore. Dans un premier temps, nous utilisions le thermomètre rectal. Jusqu’au jour où je me suis demandée dans quelle mesure cela n’allait pas lui abîmer l’anus. Bah quoi, ça se tient non?

Bref, j’ai donc investi dans un thermomètre auriculaire et frontal. Certes nettement moins fiable, il permet tout de même de pouvoir prendre une tempiote en pleine nuit sans avoir à faire sauter le pyj! Sauf que le tout p’tit est loin d’être docile. Il accepte volontiers d’avoir un thermomètre dans le c** mais gare à celui qui introduira quelque chose dans sa sacro-sainte oreille… Donc le thermomètre auriculaire, on oublie! Encore un bel achat!

Puis, nous avons songé au thermomètre buccal. En forme de tétine, nous nous sommes dit : bingo! Le tout p’tit étant fan de sa tote, prendre une température par ce biais serait aussi simple que de respirer. Sauf que la forme de la tétine est particulière et le tout p’tit est loin d’être idiot. Pas question de lui introduire n’importe quoi dans la bouche. Echec cuisant!

Résultats des courses: le tout p’tit accepte volontiers d’avoir un objet dans le fion alors que les orifices auriculaire et buccal semblent nettement plus difficiles d’accès. Je me retrouve donc avec mes trois thermomètres, parfaite illustration de mon obsession chronique. Très joliment, mon homme me dit que c’est une preuve d’éclectisme et non d’obsession. Sympa la chouquette non?…

Le jour où j’ai décidé de supprimer (ou presque) le lait de vache…

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Je ne me souviens plus l’avoir évoqué ici mais le tout p’tit a été diagnostiqué, sur le tard, IPLV. Késako ? Cela signifie Intolérant aux Protéines de Lait de Vache. Il a donc fallu revoir toute son alimentation en veillant à évincer toute trace de protéine de lait de vache. Et je vous assure que ça n’a pas été chose aisée car c’est le genre de chose que l’on trouve très fréquemment dans l’alimentation des nourrissons (lait, beurre, crème, regardez vos petits pots industriels, vous serez surpris !).

Je me suis donc renseignée sur cette histoire d’intolérance et, de fil en aiguille, je suis tombée sur des articles conseillant de réduire la consommation de lait de vache.

C’est donc naturellement que nous avons fait le choix (forcé au départ) de supprimer, autant que possible, le lait de vache de notre alimentation.

Dans les faits, comment je procède ?

  • Le lait de riz pour les préparations salées type quiche, béchamel, etc.
  • Le lait d’amande ou de noisette pour les préparations sucrées : crêpes, gâteaux, desserts divers
  • En ce qui concerne les yaourts, l’offre est peu variée. J’ai donc pris le parti de faire mes yaourts moi-même ce qui augmente considérablement le champ des possibles. Je suis équipée d’une yaourtière qui me permet d’imaginer toutes sortes de préparation : fruits, vanille, caramel, etc.
  • Pour le beurre, il existe des margarines végétales
  • Quant à la gamme des fromages, celle-ci est suffisamment variée pour pouvoir satisfaire tout le monde…

Je me procure tous ces ingrédients en grande surface (généralement au rayon bio). Certes, cela représente un certain coût mais la santé du tout p’tit ainsi que la nôtre le valent bien !

Aux bébés « rhino »

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Les bébés rhino? Kesako? Non non, je ne fais pas référence aux bébés rhinocéros mais aux bébés  « rhinopharyngite ».

Et oui, nous avons constaté que le tout p’tit enchaînait très souvent les rhino qui, elles-mêmes, finissaient régulièrement en otite.

Nous nous sommes donc rendus chez un ORL afin de savoir si l’on pouvait remédier à cela. J’ai appris pas mal de choses durant la consultation donc, pour celles que ça intéresse, je vous transmets ce que j’ai découvert.

Pour les bébés rhino, on peut détecter 3 facteurs explicatifs :

  • La carence en fer qui fragilise le métabolisme et donc rend plus sensible aux infections, ORL notamment
  • L’allergie respiratoire : ce qui semble être un rhume est en fait une réaction du corps face à un allergène
  • Les végétations : lorsque celles-ci sont trop sollicitées (c’est-à-dire le système immunitaire), elles deviennent trop volumineuses et obstruent le nez.

Comme nous disait l’ORL, l’enfant peut répondre à 1, 2 ou aux 3 causes sur 3.

Afin de détecter quelles sont les origines de ces rhumes à répétition, le tout p’tit va devoir se soumettre à divers examens :

  • Une radio afin de voir ce qu’il en est des végétations
  • Une prise de sang pour ce qui concerne le fer et l’allergie respiratoire.

Une fois ces examens réalisés, il faudra que nous retournions chez  l’ORL afin de savoir ce qu’il en est. Jusque là, ça me va.

Là où le signal d’alarme retentit à mes oreilles, c’est quand j’entends l’association prise de sang-tout p’tit. Je me demande comment cela va-t-il être réalisable. Je me remémore son état lors de son dernier vaccin (alors que ça n’était qu’un « pic »). Alors j’appréhende la façon dont va se dérouler cette prise de sang (qui nécessite de rester tranquille durant toute la durée de l’ « aspiration »).

Avez-vous déjà été confronté à ça ? Si oui, comment avez-vous géré la situation ?