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Il me manque…

couple main dans la mainCe matin, je me suis réveillée, encore plus fatiguée que la veille… Tu étais déjà levé, en train de donner son biberon à bébé. Je me suis occupée des enfants pendant que tu prenais ta douche, puis tu as pris le relai lorsqu’a été mon tour de me laver… Ce matin, comme beaucoup d’autres en ce moment, nous avons à peine échangé deux mots… Ce matin, nous nous sommes croisés, comme deux simples colocataires… Ce matin, le manque de toi s’est encore installé davantage…

Nous avons beau lutter, nous ne trouvons plus l’énergie pour notre couple… Il faut dire que les nuits hachées et les maladies infantiles multiples et incessantes ne nous aident pas… Les journées se suivent et se ressemblent. L’adage « métro-boulot-dodo » n’aura jamais été aussi approprié…

Nous en discutons régulièrement (enfin sur les cinq minutes que nous trouvons à partager dans la journée). Nous essayons de nous rassurer en nous disant que cela va passer. Malgré tout, les faits sont là : nous ne sommes plus que des parents…

Je sais, pour en avoir des exemples dans notre entourage, à quel point les choses peuvent rapidement dégénérer… Le manque d’attention au quotidien, la vie en parallèle, la fatigue, la lassitude, la routine, etc.,  autant de petits riens qui peuvent faire vaciller un couple… Je ne veux pas être de ceux là…

Il va de soi que mes enfants comptent plus que tout ! Mais mon Homme est mon pilier. Mon repère. Sans lui, je ne peux avancer. Bien sûr, je vais continuer de fonctionner. Je vais faire les choses, par nécessité. Mais il me manquera cette petite lueur dans l’obscurité.

Et, en ce moment, cette lueur, je ne l’aperçois plus…  Alors, si tu me lis, sache que tu me manques… Et que, sans toi, je ne suis qu’à moitié moi…

 

Je ne veux plus délaisser mon couple…

couple-diner

J’entame aujourd’hui la troisième étape de mon programme « reprise en main ». Pour rappel, les deux premières phases concernaient le fait de « prendre du temps pour soi » et « ne plus passer son temps à courir ». J’essaie d’appliquer au quotidien mes nouvelles résolutions, en particulier celles consistant à s’accorder, chaque jour, un petit plaisir. Et je dois bien avouer que cela me fait beaucoup de bien. Aujourd’hui donc, je reviens pour aborder la thématique « couple ».

Deux enfants en bas âge, deux boulots prenants, la logistique à gérer, la fatigue, rien de tel pour mettre de côté son conjoint. Or, s’il est une donnée que jamais je n’ai oublié c’est qu’à l’origine, il y a le couple. Notre maison, nos enfants, notre foyer, c’est de notre amour qu’est né tout cela. Ainsi, lorsque je vois parfois, qu’avec l’Homme, nous nous croisons à peine le temps d’une journée, cela me désole.

Je pense que, malheureusement, mon conjoint et moi avons perdu en « spontanéité ». C’est somme toute logique lorsque l’on regarde tout ce que nous avons a géré par ailleurs. L’énergie n’est souvent plus là pour se retrouver. Fatigue et lassitude prennent le pas sur le reste. Aujourd’hui, nous préférons nettement grappiller quelques heures de sommeil plutôt que de se poser, le temps d’une soirée, à discuter avec un bon verre de vin (oui, le vin est important pour discuter).

Or, je ne veux plus que les choses soient ainsi. Quoique l’on fasse, la fatigue sera là. Notre sept mois ne fait toujours pas ses nuits. Nous passons nos journées à bosser. Nous avons une maison à gérer. On ne peut pas lutter contre ça. Il nous faut en prendre notre parti : nous sommes fatigués. Toutefois, je pense qu’il est indispensable de distinguer fatigue physique et fatigue psychologique. Selon moi, la première peut difficilement être domptée (sauf en dormant, ce que bébé ne nous permet pas actuellement). Par contre, il me semble que l’on peut davantage agir sur la seconde.

A mon sens, la fatigue psychologique résulte d’un doux mélange de routine et lassitude, où les jours se suivent et se ressemblent sans que rien ne vienne « casser » le train-train quotidien. C’est cette forme de fatigue que je cherche à dompter en m’accordant, chaque jour, un petit plaisir personnel. Et je pense que c’est précisément à cet endroit que le couple peut intervenir. L’échange avec le conjoint, se retrouver en tant qu’homme et femme (et non plus en tant que parent) est une ressource qu’il importe, à mes yeux, de ne pas négliger.

C’est ainsi que, depuis le début de la semaine, nous nous sommes accordés des moments en tête à tête avec mon conjoint : une pause déjeuner, un apéro, … Il ne s’agit pas de passer le maximum de temps ensemble mais du temps de qualité : des moments où les enfants sont couchés, où nous ne pensons pas au boulot, où nous ne sommes pas aux prises avec d’autres activités.

Nous avons donc décidé de systématiser les choses. Nos résolutions : s’accorder deux moments privilégiés dans la semaine, un déjeuner et un dîner. Cela peut sembler assez simpliste mais, en l’état actuel des choses, nous ne pouvons guère mieux. Evidemment, cela ne nous empêchera pas de nous retrouver par ailleurs, si le temps nous le permet. Nous nous sommes également fixés une « mission » : les enfants ne doivent pas être à l’ordre du jour. Il s’agira vraiment de moments où nous nous centrerons sur nous, nos états d’âme, nos envies, nos projets,…

Pour que la mère laisse place à la femme… Et pour ne jamais oublier qu’à l’origine, il y a le couple…

 

Je ne veux plus manquer de temps pour moi…

temps-pour-soi

Dernièrement, j’ai rédigé un billet soulevant le fait que ma vie nécessitait quelques améliorations (si tu veux jeter un œil, c’est par ici). Non pas qu’elle me déplaise fondamentalement mais il est quelques points que je souhaite toutefois améliorer. Parmi eux, le manque de temps qui, je suppose, est l’apanage de nombreuses mamans…

Dans mon dernier billet, je m’étais fixée pour projet de lister toutes mes sources d’insatisfaction. Je m’y suis attelée et voici le résultat :

– Je ne veux plus manquer de temps pour moi

– Je ne veux plus passer mon temps à courir

– Je ne veux plus délaisser mon couple

– Je ne veux plus me sentir insatisfaite par mon boulot

– Je ne veux plus que ma maison soit en perpétuel bordel

– Je ne veux plus me négliger

– Je ne veux plus être aussi speed tous les soirs

Rome ne s’étant pas faite en un jour, j’ai décidé de prendre les problèmes un à un. Ainsi, aujourd’hui je m’attaque au manque de temps.

Après réflexion, je me suis aperçue qu’en réalité, je ne manquais pas de temps. J’ai du temps (si si, tu vas voir) mais je l’utilise mal. Lorsque je regarde mes semaines, je vois ci et là des créneaux libres mais dont je ne profite pas :

– la pause déjeuner

– le soir lorsque les enfants sont couchés

– le week-end lorsque l’Homme peut prendre le relai

– le bain du troizan

– Etc.

Puis, je me suis posée une deuxième question : qu’est ce que j’aimerais faire de ce temps pour moi ? Car, évidemment, je ne dispose pas des mêmes créneaux : ce n’est pas pareil d’avoir 15 minutes durant le bain que d’avoir 2 heures lorsque les petits dorment…

Avoir pris le temps de réfléchir et poser les choses m’a rassurée : je peux (et j’ai bien le droit) de me faire plaisir. Qu’est ce qui m’empêche, alors que le troizan patauge dans le bain, de me faire des soins du visage, une manucure, me lisser les cheveux, … ? Et pourquoi, au lieu d’utiliser ma pause déjeuner à courir faire les courses, aller à la pharmacie, je n’emploierais pas mon temps à aller chez le coiffeur, faire les boutiques, me poser boire un café et feuilleter un magazine ? Puis, le soir, plutôt que d’aller me coucher avec les poules (dans tous les cas, la fatigue physique est belle et bien là), je ne prendrais pas une petite demie heure pour me poser avec un bon bouquin et un chocolat chaud ?

Bref, tu m’auras comprise. Du temps, j’en ai. Il me faut juste l’utiliser à bon escient. Et avoir pris le temps (justement !) de poser les choses sur mon blog m’aura fait prendre conscience de cet état de fait. A moi maintenant de casser la routine et de rendre mon quotidien un peu plus léger.

Mon objectif : faire au moins une chose pour moi par jour (cela peut paraître bateau mais avec un boulot, deux enfants en bas âge, une maison et les contraintes qui s’y rapportent, tu sais à quel point la tâche s’avère compliquée…).

D’ailleurs, je pense poster, quotidiennement, sur Facebook mon « plaisir » du jour… Au moins cela m’obligera à le prendre, même les fois où je le sens moins. Si ça t’intéresse de me suivre, c’est par ici

 

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