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Le jour où je ne suis devenue qu’une mère…

soirees21

C’est arrivé insidieusement, sans que je m’en rende véritablement compte… Je m’étais pourtant promis de ne pas m’enfermer dans ce rôle… C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai donné naissance à mon blog « Je ne suis pas qu’une mère ». Et pourtant si, les faits sont là… Aujourd’hui, je ne suis qu’une mère…

Les bains de 2 heures ont laissé place à des douches de 2 minutes ; les virées shopping ont été remplacées par des rallyes courses/médecin/pharmacie ; les soirées entre gonz ont muté en larvage sur canapé avec filament de bave de la mère qui n’a plus qu’un neurone opérationnel…

Je ne l’ai pas vu venir… C’est en postant un énième statut « complainte de la mère au bout du rouleau »  sur les réseaux sociaux, qu’une connaissance m’a dit « hey oh ! n’oublie pas, tu es « Pasquunemère » ! ». Mais si, j’ai oublié. Je me suis oubliée.

Mon temps, lorsque je ne suis pas au boulot, est pleinement consacré à mes enfants. Au-delà de mon temps, c’est mon esprit qui tourne en boucle : est ce que ça se passe bien pour eux ? Qu’est ce que je vais leur faire à manger ? Et si on se prévoyait une sortie au cirque ce week-end ? Il faut que je pense à acheter du lait à la pharmacie. Mince j’ai oublié les photos pour l’école ! Est-ce que j’ai bien pensé à déposer le chèque pour la crèche ? Pour eux, par eux, avec eux… Mon temps, mon esprit, mon énergie…

Je sais que mes enfants sont jeunes et que les choses vont s’apaiser avec le temps… Mais je sais aussi que, pour leur donner le meilleur de moi, je dois me préserver. Pour être pleinement avec eux, il me faut me couper d’eux.

Au moment même où j’écris ce billet, je regarde mes mains tapoter sur le clavier : depuis quand ne me suis-je pas fait les ongles ? Je ne le sais même plus. Cela peut sembler superficiel mais ces ongles nus en disent tellement long sur mon état d’esprit actuel. « Je » n’existe plus. « Je » suis « eux ».

Je ne le vis pas mal pour le moment. Je me suis mise en mode « veille ». Je vis en retrait. Je vis par eux. Mais je sais que d’ici peu, je vais ressentir un manque… Un manque de moi si je puis dire… Alors il me faudra me réorganiser, réorganiser mon temps, réorganiser mes pensées pour me laisser une petite place dans tout cela… Non pas pour m’éloigner d’eux mais juste me rapprocher de moi…

Et toi, tu parviens à t’octroyer des moments? Ou, comme moi, tu es en « stand-by de toi même »?

Se réapproprier son temps

mumsweek

Il y a environ une semaine, j’ai reçu un mail m’invitant à participer à la MumsWeek. Il s’agit d’une semaine de conférences en ligne animées par des experts de tous secteurs : professionnels de santé, psychologues, experts, marques, entrepreneurs …   Chaque conférence a pour objectif de faciliter le quotidien des parents :

  • 10 astuces pour aborder sereinement la diversification alimentaire
  • Comment mieux vivre sa grossesse alitée ?
  • Comment accompagner son enfant précoce?
  • Vacances en famille : comment éviter qu’elles ne tournent au calvaire !

Et bien d’autres encore… A savoir que certaines conférences ont déjà eu lieu mais, en général, un replay est disponible. Pour de plus amples informations, n’hésite pas à te rendre sur le site MumsWeek.

En ce qui me concerne, je me suis inscrite à la conférence intitulée « Mon temps et Moi : 5 pistes pour se réapproprier son temps », animée par Diane BALLONAD ROLLAND, maman de 3 enfants, Coach, Consultante et Formatrice en Organisation Personnelle et Gestion du temps. Alors qu’en ai-je pensé ?

Et bien, plutôt du bien dans l’ensemble ! Diane nous donne des pistes de réflexion et de travail pour mieux articuler son temps :

  • Prendre le temps de calculer le temps consacré aux divers moments de sa semaine : temps professionnel, temps de transport, temps d’actes ménagers, temps consacré aux enfants, etc.
  • Repérer et respecter les temps incompressibles, ceux qu’on ne peut bâcler, accélérer ou encore condenser
  • S’observer agir et être à l’écoute de ses ressentis : à quel moment est ce que je me sens débordé(e) ? A quelle fréquence cela arrive ? Comment cela se traduit il ? Qu’est ce qui fait que je me sens dans cet état ? Etc.
  • Prioriser et planifier : établir, la veille pour le lendemain, une feuille de route avec, au maximum, 5 tâches à accomplir

Et encore plein d’autres pistes que Diane soulève au cours de sa conférence. Elle accompagne le tout de petits exercices dont un qui m’a particulièrement marqué :

Prenez une feuille blanche et faire deux colonnes : d’un côté notez y un « PLUS » et, de l’autre un « MOINS ». Et prenez le temps d’annoter ce que vous voudriez faire, voir ou vivre davantage et réciproquement.

Je trouve cet exercice très pertinent afin de faire le point sur ses envies et observer ce qui compte vraiment à nos yeux.

Bref, je ne vais pas aller plus loin, d’autant que la conférence est disponible en replay. Si, comme moi, tu as l’impression de ne pas ou plus gérer ton temps, n’hésite pas à aller jeter un œil par .

Sache également que Diane BALLONAD ROLLAND tient un blog Zen et Organisée au sein duquel elle propose, outre des articles, des ateliers en ligne mais aussi du coaching personnalisé (ces deux derniers étant, je le précise, des services payants).

Et toi, ton temps, as-tu le sentiment de le gérer ? Ou bien, comme moi, as-tu la sensation qu’il se dérobe sous tes pieds ? Es tu tenté(e) par cette conférence (ou par les autres proposées dans le cadre de la MumsWeek) ?

Le temps qui passe…

horloge

« Si cela ne tenait qu’à moi, j’attendrais encore quelques années… ». Voilà ce que m’a confiée une amie hier lors de notre déjeuner. Elle m’a fait part du fait qu’elle comptait arrêter son mode de contraception d’ici peu afin de mettre en route la « machine à bébé ».

Bientôt 31 ans, des amis pour la majorité déjà parents d’un ou plusieurs enfants, une maison, un travail, tous les éléments semblent en effet réunis pour que naisse chez elle cette envie. Sauf que ça n’est pas le cas. Enfin pas vraiment. L’envie est là certes, mais elle n’est pas encore assez impérieuse. Alors pourquoi forcer les choses ?

« Mes parents ne sont plus tout jeunes. Si je veux qu’ils puissent profiter de leurs petits enfants, je ne dois plus tarder ». Triste réalité ? Oui. Mais réalité quand même ! En effet, l’accès à la maternité peut être motivé par plusieurs éléments. Et voir ses propres parents vieillir peut en faire partie…

Est-ce cependant une bonne raison ? J’entends ce que me dit mon amie et je la comprends. Loin de moi l’idée de juger ses choix. Mais, je me suis toutefois permise de la questionner : ce que représente le fait de devenir maman à ses yeux, comment elle s’imagine une vie avec enfant, de quelle façon elle appréhende ce futur quotidien, etc. Et nous avons discuté, encore et encore, de ce vaste sujet qu’est la maternité. Finalement, beaucoup d’angoisse est ressortie de cette conversation. Invoquer le choix de « satisfaire ses parents » semble être le seul levier lui permettant de dépasser ses angoisses pour passer à l’acte.

Discuter de tout cela semble l’avoir apaisée. Quant à moi, cela m’a fait réfléchir. Cette question de voir ses parents vieillir mérite-t-elle vraiment d’être prise en considération lorsque l’on parle d’accès à la maternité ? Ne devient-elle pas encore plus impérieuse lorsque l’un de ses parents est souffrant ? Peut-on alors parler d’un « vrai » projet bébé ou du fait de « faire un enfant pour ses parents » ?

Et toi, tu penses quoi de tout ça ? Le temps qui passe a-t-il pesé dans la balance dans tes projets ?

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