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Maman a les yeux revolver !

colère

En ce moment, nous vivons de fabuleux moments avec notre tout p’tit. De l’apaisement, de la sérénité, du calme… Ouais, et mon fion c’est de la pâte à tartiner ! Ces derniers temps, nous en bavons ! Et pas qu’un peu!

Mon fils a fait l’actor studio (c’est même lui qui a formé Robert De Niro). Des crises de larmes à vous arracher le cœur pour un gâteau non octroyé. Des hurlements façon « on m’a arraché un bras » pour une sortie de bain. J’en passe et des meilleurs.

Nous essayons, l’Homme et moi, de tenir bon. Cadrer, réconforter, expliquer et tutti quanti… Mais, récemment, nous avons trouvé une technique qui fonctionne plus ou moins bien. Enfin c’est surtout moi qui la pratique. J’ai nommé «  la technique du regard ». Il fallait bien que mes yeux de rottweiler me servent un jour.

Et bien voilà, lorsque le petit s’apprête à faire une bêtise ou lorsqu’il a déjà commis un méfait, je le fixe avec mes yeux revolver et il s’arrête net. Bien sûr, cela ne fonctionne pas à tous les coups… Par exemple, en cas de grosse crise de « j’veux mourrrrriiiiirrrr ! », cela n’a aucun effet ! Il faut qu’il possède un minimum de raison.

Il me regarde. Il me jauge. Parfois, il fuit. A d’autres moments, il maintient. Mais, avec ce regard, il sait ce que je pense. Pas besoin de mots pour observer ma désapprobation. Et j’vous assure, ça fonctionne !

Même l’Homme me dit : « punaise, c’est limite si j’me pisse pas dessus lorsque tu fais ce regard ! ». Oui, égal à lui-même, poète un jour, poète toujours…

Et toi, les yeux revolver, tu pratiques ? Ca fonctionne ? Une autre technique à me faire découvrir ?

La permanence du conflit peut-elle abîmer la relation ?

conflit

Une fois n’est pas coutume (encore que, car ces derniers temps j’y fais beaucoup référence), je vais te parler de la relation quelque peu conflictuelle que j’entretiens avec mon tout p’tit en ce moment. C’est bien simple, j’ai l’impression de passer mes journées à me quereller avec lui… Enfin moi je querelle vachement, lui, au choix, il hurle, tape, se roule par terre, etc. Et je me demande dans quelle mesure cette situation de conflit ne va-t-elle pas abîmer la relation que nous entretenons…

Car vois tu, je ne sors jamais indemne de ce genre de crise qui, schématiquement, ressemble à ça :

Demande du tout p’tit + refus de notre part = frustration = crise

La dite crise peut se manifester différemment : pleurs, hurlements, jetage au sol, roulades et, de manière trop fréquente à mon goût, tapes. Car oui, depuis quelque temps, notre fils nous tape. Et ceci est tout bonnement insupportable et inacceptable ! Nous avons tout tenté :

  • Lui expliquer calmement les choses en mettant des mots sur ses émotions
  • Lui montrer à quel point cela nous blesse
  • L’isoler le temps qu’il se calme
  • Détourner son attention
  • Etc.

Mais, lorsqu’il est dans un état pareil, il n’est plus accessible. On ne peut pas le raisonner. C’est comme s’il était possédé. Voilà, c’est ça, nous ne reconnaissons plus notre enfant. Nous sommes démunis face à ce petit garçon qui nous mène la vie dure. Avec le papa, nous discutons beaucoup et nous posons beaucoup de questions, la principale étant « quand cela va-t-il finir ? ».

Nous nous inquiétons. Nous sommes arrivés à un stade où nous craignons les soirs, les week end, … Nous marchons sur des œufs. Parfois, nous l’appelons le « tyran » ou encore le « dictateur ». J’exagère à peine… Ce petit bonhomme peut nous faire vriller les nerfs en un quart de seconde !

Sauf que tout ça laisse des séquelles… Lui, une fois la crise passée, va reprendre le cours de son existence. Alors que toi, t’es en limite à prendre un Xanax pour redescendre… Et lorsque les crises s’enchaînent toute la journée, et bien tu finis le soir avec une bière à la main en matant la Maison de Mickey… Car tu n’en peux plus du conflit… Tu ne veux même plus faire l’effort de jouer car tu sais que ça va mal finir…

Alors oui c’est nul… Et non, nous n’avons pas démissionné. Nous avons juste besoin parfois d’arrêter le temps. Car vivre à côté d’un terrible deuz, et bien c’est éprouvant… Surtout lorsque cela devient un parcours d’endurance…

Nous voulons retrouver notre tout p’tit… Nous ne voulons pas que cette période abîme notre relation. Mais bon sang c’que c’est dur!

Face à la crise : rester soudés

maindanslamain

Le tout p’tit, 23 mois, nous en fait voir de toutes les couleurs. Des hurlements stridents. Des crises à se rouler par terre. Des conflits du moment où il pose le pied au sol le matin jusqu’au coucher. Des pleurs qui le dépassent. C’est une période difficile pour lui. C’est une période difficile pour nous, son père et moi. Mais durant cette crise, nous faisons face ensemble dans l’adversité. Notre objectif : rester soudés.

Comme je te le disais dans mon précédent article, je souhaitais écrire sur la permanence du conflit avec le tout p’tit. Puis, j’ai décidé de renverser la tendance et de rédiger sur le positif à tirer de tout ça. Car, il y a du bon à sortir de toute situation (si, si, j’te jure ! C’est le Bouddha qui sommeille en moi qui me l’a dit !).

Donc, depuis plusieurs semaines, on en bave avec le tout p’tit. Le matin, tu as à peine le temps de te sortir la tête du fion que les crises commencent. Parce qu’il voulait une gaufre au lieu des céréales, parce qu’on l’a mis dans le canapé au lieu de la chaise haute, parce qu’il fait 22°2 au lieu de 22°3, etc. La crise, la crise, la crise !

Et donc le matin, avec l’Homme, on se regarde, l’œil encore collé, et l’on se souhaite bon courage. On se prend dans les bras, histoire de partager l’énergie positive que nous avons encore à cette heure. Et nous faisons le taff : explications, fermeté, compréhension, pétage de plombs (oui, oui, faut pas pousser mémé dans la merde non plus hein !), câlin, etc. Et là, tu pars au boulot en ayant déjà bouffé toute ta batterie vitale ! Et pas de bol, y a pas de lit sur ton lieu de travail pour recharger…

Puis, arrive le moment où l’on rentre du boulot. Là je te raconte même pas l’état dans lequel tu es. T’en as plein le dos. Et tu retrouves ton enfant, encore en crise mais cette fois, avec la fatigue en plus. Je te fais pas dessin. Encore une fois, nous avons pris le parti de rester main dans la main avec l’Homme. Quand nous voyons que l’un n’en peut plus, l’autre prend le relai. Lorsque nous sommes au bout du rouleau, nous prenons le parti d’en rire. Nous nous forçons parfois. Car tu n’as pas forcément envie de te taper une franche rigolage après avoir pris de la purée dans l’œil. Mais nous faisons l’effort. Pour le tout p’tit mais aussi pour nous-mêmes. Pour nous préserver.

Nous savons à quel point le couple peut pâtir dans cette phase du « terrible two ». Un reproche sur la façon dont l’autre a réagi. Une parole plus haute que l’autre parce qu’on en a marre. Un regard assassin parce tout nous énerve. Tout ça peut déraper très vite. Mais nous ne voulons pas dépenser le peu d’énergie qu’il nous reste la dedans. Nous préférons largement l’utiliser afin de dérider l’autre. Car il ne faut jamais oublier qu’avant l’enfant, il y avait le couple…

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