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Je me sens comme un intrus dans ma maison…

papa enfant

Ces mots, forts, sont à la hauteur de ce que l’Homme ressent… « J’ai beau lutter contre ça, je me sens absent… Je vois bien qu’ils sont plus proches de toi… Tu es leur repère, moi je me sens accessoire… »

Bien avant d’avoir des enfants, nous avions chacun notre vision de la parentalité. Etre plus présent que son propre père, tel était l’objectif de l’Homme. Force est de constater qu’il se sent échoué.

A mes yeux pourtant, il est le meilleur papa dont mes enfants puissent rêver. Toutefois, mon point de vue importe peu. J’ai beau tenter de le rassurer, l’encourager, le réconforter, le conseiller. Rien y fait. Il se sent défaillant.

Malgré lui, il est très accaparé par son boulot. Il ne fait pas d’heure supplémentaire, pas d’astreinte, pas de déplacement. Mais les faits sont là. J’ai des horaires plus souples que l’Homme. Naturellement, je passe donc plus de temps avec les enfants. Nous avons nos rituels, nos repères. Le soir venu, lorsqu’il rentre, il doit se greffer. « Je me sens spectateur » dit-il. Comment ne pas le comprendre…

A ma façon, je tente de le faire participer à notre quotidien. Je lui raconte de petites anecdotes. Je lui envoie des photos. Je lui fais part de tout, des bons moments comme des mauvais. Je lui demande conseil. La plupart du temps, cela lui fait plaisir. Cependant, parfois, je sens bien qu’il est peiné d’être loin de nous, comme s’il nous regardait vivre à travers un écran…

Il entretient pourtant une relation privilégiée avec ses enfants. Ils ont leurs moments. J’essaie, autant que faire se peut, de ne pas m’immiscer. Toutefois, lorsque je m’éloigne un peu trop, les enfants me cherchent, me réclament. A mon sens, ils ont simplement besoin de savoir que je suis là. L’Homme interprète cela comme si, lui, ne leur suffisait pas…

Alors que faire ? Comment l’aider à se sentir plus épanoui dans son rôle de père ? De toute évidence, la façon dont nous vivons les choses ne le satisfait pas. Mon approche actuelle est de continuer à en discuter avec lui afin qu’ensemble, nous trouvions des solutions. Le chemin sera sans doute long mais je ne doute pas de lui. Il trouvera SA place.

Et chez toi, comment cela se passe ? Plutôt papa épanoui ou papa frustré ?

Travailler pour payer la garderie / Payer la garderie pour travailler : l’histoire du serpent qui se mord la queue…

garderie

Si tu savais comme j’en ai gros (oui en ce moment, j’en ai souvent gros tu me diras…). J’en ai gros de laisser mon troizan à 8 h du mat’ à l’école pour ne le récupérer qu’à 18h… Car oui, je paye la garderie pour pouvoir travailler. Et c’est ce même travail qui me permet de payer la garderie. Le comble de la maman/femme active en somme…

Il y a peu, je me suis mise à penser congé parental… Mais, finalement, me connaissant, je pense que ce mode de fonctionnement ne pourrait me convenir. Alors j’ai pensé temps partiel. Puis j’ai calculé le ratio perte de salaire/gain de temps, et malheureusement la balance a vite basculé du côté « alerte finances !!! ».

Alors quoi ? Et beh alors, tu ronges ton frein ma grande ! Tu prends ta culpabilité de mère active et tu vis avec. Tu culpabilises de presser ton enfant pour aller à l’école. Tu culpabilises de le récupérer si tard et dans un état de fatigue tel qu’il fait les pires conneries. Tu culpabilises de n’avoir que si peu de temps à lui consacrer le soir. Tu culpabilises de fond en comble, jusqu’à la moelle de préférence…

Donc tu compenses. Les temps que tu passes avec lui, et bien tu les vis à fond ! Tu profites, autant que possible, de cet enfant que tu vois grandir au loin. Tu vis des miettes équ’il te donne le soir lorsqu’il te raconte sa journée (j’ai lancé un ballon et j’ai mangé un Babybel). Tu te dis que nous sommes nombreux/nombreuses dans cette situation. Et que tu auras beau te retourner le cerveau dans tous les sens, de solution, il n’y en a pas… Il te faut travailler. Le choix n’est pas possible…

Alors tu ronges ton frein. Tu prends ton mal en patience. Tu espères un avenir meilleur. Car il n’y a que ça qui te fait tenir. Les promesses… Et secrètement tu pries pour que ton enfant soit heureux, malgré tout…


 

Et chez toi, quelle est l’organisation ? Maman au foyer ? Maman au boulot ? Temps partiel ? Complet ? Congé parental ?

PS : un jour viendra où j’écrirai à nouveau des choses un peu plus funky !

Faire le deuil d’une grossesse idéalisée…

grossesse pathologique

Après avoir vécu une première grossesse des plus sereines, je m’attendais connement naïvement à ce qu’il en soit plus ou moins de même pour la seconde. Oui bon ok, je sais bien qu’on ne peut évidemment pas comparer une grossesse à une autre mais bizarrement, lorsque cela se passe bien pour la première, tu te dis que tu dois avoir « ça » dans le sang (range moi ton sourire moqueur s’il te plaît !).

Tu l’auras compris, cette seconde grossesse ne se déroule pas comme prévu (comme si on pouvait prévoir quoique ce soit en de pareilles situations). D’abord des symptômes typiques mais très prononcés : nausées, épuisement, douleurs ligamentaires, etc. Fort heureusement pour moi, les nausées se sont grandement atténuées au second trimestre. Rapidement remplacées par d’autres soucis malheureusement…

En effet, depuis plusieurs semaines maintenant, j’ai tendance à avoir quelques contractions. Rien de douloureux. Plutôt un sentiment de gêne, d’inconfort. J’en ai bien sûr parlé à ma sage femme lors de mon dernier rendez vous : « en deçà de dix contractions non douloureuses par jour, on ne s’inquiète pas » Ok, ça me va !

Sauf qu’un jour, j’ai eu bien plus de 10 contractions/jour. Et malgré le repos que je me imposée, rien n’y a fait. A cela se sont ajoutés des maux de tête assez virulents. Bref, dès le lundi matin, j’ai pris rendez vous chez mon médecin traitant (qui a une spécialité en gynécologie). Elle m’a pris en urgence (et là, à la fois, tu te dis « cool ! » et « ça sent le pâté ! »), a procédé à un examen classique et gynécologique. Bilan des courses : hypertension + modification du col suite aux contractions. Elle m’a prescrit un arrêt, d’abord d’une semaine, me demandant de revenir la voir le mardi suivant, soit hier.

Résultat : mon arrêt est prolongé. Sortie interdite. Repos forcé. Pas de port de charge (et sache que, dans ce cas, ton enfant est considéré comme charge). Pas de voiture. Bref, il me faut rester allongée le plus possible. Evidemment, cela implique un certain nombre de renoncements (en particulier celui de ne pouvoir me rendre aux E-fluent, évènement blogueur qui me tenait vraiment à cœur).

Ma situation sera réétudiée la semaine prochaine, lors de mon rendez vous mensuel chez la sage femme. Et je ne te cache pas espérer pouvoir reprendre le boulot. Car si mon arrêt est renouvelé, il va me falloir faire le deuil de tout un tas de « petits riens » :

  • Emmener mon fils à Disneyland pour les fêtes
  • Réunir ma famille autour du repas de Noël
  • Me rendre dans les magasins pour combler de présents mon entourage
  • Errer dans les rayons layette
  • Préparer la chambre de bébé

Rien de dramatique en soi mais il me faut me préparer à cette éventualité… Bien sûr je trouverai des moyens de compenser ; bien sûr l’essentiel reste que bébé aille bien ; bien sûr je me dois de le protéger… Toujours est il que cela reste parfois compliqué de faire le deuil d’une grossesse idéalisée…

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