temps qui passe

Lorsque je suis devenue maman, je me suis donnée corps et âme à mon fils… A tel point que j’en ai perdu pied. Je n’existais plus que par et pour lui. En permanence à ses côtés, répondant à la moindre de ses sollicitations, je me suis « atrophiée » afin qu’il se développe…

Aujourd’hui, mon cinquan apprend difficilement à jouer seul. Il a constamment besoin de l’étayage de l’adulte. Quelle est la part de sa personnalité et/ou de mon surinvestissement dans cet état de fait, je ne le saurais probablement jamais…

Toujours est-il qu’il en est un qui pâti de tout cela. Mon deuzan. Petit dernier qui, contre son gré, est amené à grandir bien trop vite. Non pas que je m’en plaigne, bien au contraire. J’aime voir mes enfants gagner en autonomie. Toutefois, j’ai l’impression de le priver de quelque chose.

Objectivement, je sais qu’il m’est impossible de lui donner autant qu’à son frère. D’ailleurs, je ne le souhaite pas. Je ne veux plus me « sacrifier » comme j’ai pu le faire par le passé. L’épanouissement de mes enfants dépendant en grande partie du mien, je ne veux plus rogner sur ce que je suis.

Mais il est un équilibre que j’aimerais atteindre. Le juste équilibre. Le parfait équilibre oserais-je dire… Celui qui permettrait que je donne à chacun des membres de ma famille, moi y compris, le temps de qualité qu’il mérite…

Car, si je regarde de plus près, c’est encore bel et bien mon cinquan qui accapare principalement mon attention et mon temps aujourd’hui. Le deuzan, quant à lui, passe davantage de temps avec son père qui se charge de le déposer/récupérer à la crèche. De fait, je ne vois que très peu mon petit dernier. Lui comme moi sommes en manque de « nous ».

Sans oublier mon couple qui, ces derniers temps, s’efface au détriment de notre investissement auprès de nos enfants…

Evidemment, j’ai bien quelques idées pour tenter d’atteindre une homéostasie satisfaisante pour tout le monde. Organiser des moments privilégiés avec chacun d’eux, le soir ou le week-end. Tenter, dans la mesure du possible, de nous préserver des instants avec l’Homme, enfermés que nous sommes dans notre rôle de parent… Sans m’oublier moi, dans tout ça…

De toute évidence, être mère ne s’arrête pas à donner naissance, ni même à élever son enfant… Cela va bien au-delà… Je dirais qu’il s’agit d’une perpétuelle remise en question qui, chaque jour, te fait évoluer en tant qu’être humain…

Et toi, la répartition des temps ? Tu en es satisfait/e ? Tu arrives à combler les besoins de chacun ? Les tiens y compris ?

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