La vie est un combat !

fauteuil

Il était une fois un tout p’tit, très attiré par l’autonomie. Du haut de ses 16 mois, il voulait faire comme les grands. Manger seul, il savait faire. Marcher sans aide, il savait faire. Blablater, il savait faire. Mais il y a un obstacle que le tout p’tit ne savait surmonter. Il avait beau essayer encore et encore, rien n’y faisait. L’échec était devenu son lot quotidien. Partout où il posait son regard, il voyait des gens parvenir à faire cette chose qui lui échappait. Mais alors quel était cet acte qui lui valait de grosses suées ? Non, il n’était pas désireux de monter les escaliers. Il ne souhaitait pas non plus faire du toboggan tout seul. La chose qu’il convoitait plus que tout, mesdames et messieurs, c’était s’assoir ! Oui, tel était son défi, parvenir à poser son divin fessier sur un fauteuil. Et là n’était pas une mince affaire.

Dimanche dernier, alors que nous étions conviés chez un couple d’amis, s’est présenté sur son chemin la provocation ultime : un mini fauteuil club. Le tout p’tit, loin d’être impressionné par la bête, a alors pris son courage à deux mains. Il lui fallait parvenir à maîtriser cette monture… C’est ainsi qu’il a essayé encore et encore de fixer son regard sur l’assise pensant à coup sûr ne pas se louper. C’était mal connaître le fauteuil indomptable qu’il avait pour adversaire. La bête ne faisait que se dérober sous son divin. Mais le tout p’tit n’a rien lâché : oui il ne cessait de faire le culbuto, oui il était la risée des adultes mais il ne lâcherait pas !  Maintes fois il s’est assis à côté entraînant le fauteuil dans sa chute, enchaînant alors une série de roulés boulés. Maintes fois il s’est assis trop loin entraînant le fauteuil dans une voltige arrière. Maintes fois il s’est assis trop près, nous regardant avec fierté avant de réaliser que oui il était assis mais pas dans le fauteuil.

C’est ainsi qu’après une après midi d’un combat sans relâche, le tout p’tit a perdu. 22-0 pour le fauteuil. Mais le tout p’tit n’a évidemment pas dit son dernier mot. La sadique mère qui est la sienne a décidé de faire l’acquisition d’un fauteuil de luxe. Peut être se dit elle, le tout p’tit s’épuisera à tenter en vain de s’assoir à la manière des grands. Peut être se dit elle, les nuits seront meilleures. Peut être se dit-elle les siestes seront plus longues…

Alors qui gagnera ? Le tout p’tit ? Le fauteuil ? La mère en carton ? To be continued…

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