La vie est une question de perspective

perspective

Aujourd’hui j’ai envie de vous faire part de mes réflexions psycho-socio-philo-débilo sur la vie… Non je ne vais pas vous assaillir de questionnements existentiels : qu’est ce que la vie ? quel est notre place sur Terre ? sommes nous de simples molécules au regard de l’univers ? suis-je plus sucré ou salé ?… Non, mon cerveau n’y survivrait pas.

Mais il y a une chose dont je suis certaine : la vie est une question de perspective. Alors qu’est ce que j’entends par là ?

  • La perspective temporelle (houlà j’emploi de ces expressions !)

Je fais référence à un état que nous avons tous du connaître. En gros, il t’arrive une tuile mais le genre gros merdier. T’as le nez dedans et tu te dis « mouah put*** comment je vais faire pour m’en sortir ?!? ». Tu penses que tu ne te remettras jamais de cet évènement, que tu ne connaîtras pas pire situation. Et finalement… Tu t’en sors, peut être même dignement. Le temps passe et il t’arrive de repenser à tout ça. Et là tu te dis : « non mais franchement, est ce que c’était bien la peine d’en faire tout un foin ?… » ::

–          Quand t’avais 15 ans : oh mon dieu, Jean-Jacques m’a largué ! Je veux moooourrriiirrr !

–          Quand t’avais 20 ans : oh mon dieu, j’ai raté un exam ! J’ai foutu ma vie en l’air !

–          Quand t’avais 25 ans : oh mon dieu, Francis m’a largué ! Je veux moooourrriiirrr ! (oui certaines préoccupations perdurent…)

–          Quand t’avais 30 ans : oh mon dieu, mon bébé a un rhume ! il ne peut plus respirer ! je vais devoir lui laver le nez au sérum phy 6 fois par jour ! (c’est du vécu et je vous assure que sur le moment j’en menais pas large)

Bref, vous voyez ce à quoi je me réfère. Ces situations qui sur le moment te paraissent insurmontables et qui, rétrospectivement, ne valaient pas le coup de se mettre la rate au court bouillon. Et même en poussant le bouchon un plus loin (c’est moi ou j’ai des expressions de vieille aujourd’hui ?), on peut facilement se rendre compte que, sans le savoir parfois, nous affrontons des situations plus « délicates »  dont nous sortons plus fort (cliché quand tu nous tiens…). En ce qui me concerne, je pense, par exemple, à mon accouchement (si l’envie vous en dit, vous en trouverez le récit par ici, à mon stage en médecine légale, à l’annonce de maladie dans mon entourage, etc.

Enfin il ne s’agit pas ici de faire du déballage de bons sentiments. Je retiens une chose de toutes ces expériences : je m’en suis sortie. Alors que sur le moment je pensais « fin du monde, maday, sortez moi de là », aujourd’hui je me sers de ce vécu pour affronter les épreuves du quotidien en mode « regarde à ce moment là ma grande, t’en menais pas large et pourtant… Donc allé, on relève le menton et on y  va ! » (mode Xena la guerrière on).

  • La perspective spatiale

C’est de là que m’est venue l’idée de cet article. Je m’explique. Ce matin je vais déposer mon fils à la crèche (pour, si vous me suivez, son 4ème jour d’adaptation). Nous entrons et là le tout p’tit se met à pleurer en m’agrippant le cou de toutes ses forces. Alors qu’à la maison j’ai l’impression d’être en compagnie d’une tornade pleine d’énergie, d’un caractère de cochon qui n’en fait qu’à sa tête, d’une tête brûlée qui ne recule devant rien, d’un fou furieux qui pique des colères incroyables, à la crèche j’étais face à un petit garçon de 18 mois transpirant la peur d’être abandonné, se livrant à moi dans toute sa fragilité, me suppliant de ne pas l’abandonner. Un changement d’environnement et hop je découvre une autre facette de mon fils. Bon en vrai j’en aurais chialé mais j’ai décidé d’en faire un article (catharsis je vous dis ce blog !).

Bref, là aussi j’ai choisi de me servir de cette expérience. Les fois où j’aurais envie d’abandonner le tout p’tit dans les allées d’un supermarché, je repenserai à ce moment là, à cette expression dans ses yeux, à la façon dont ses petites mains m’ont agrippé.

Tout ça pour dire quoi : la vie est une question de perspective. Et mettre les choses en perspective cela permet de … relativiser ! Et oui ! Bon je ne vous aurais rien appris mais il fallait que je pose par écrit ces réflexions que j’ai eu sur le trajet du retour (heureusement que ce trajet crèche-maison ne fait que 30 minutes !).

PS : un grand chapeau à celles et ceux qui seront allés jusqu’au bout de ce loooonnng article des plus soporifiques ! Sur ce je vais aller défoncer le pot de Nutella pour me remettre de mes émotions !

4 Comments on La vie est une question de perspective

  1. aventurebebe
    28 août 2014 at 11:26 (3 années ago)
    Plus je te lis et + j’adore ton style 🙂 t’as vraiment une belle plume en + d’avoir énormément d’humour et de trucs à raconter !
    ps : le nutella c’est le mal 😉
    Répondre
    • Pasquunemere
      28 août 2014 at 12:09 (3 années ago)
      Oh bah mince, ça fait des années que j’avais pas piqué un tel phare! Merci beaucoup!!! Bon je vais aller me mettre la tête sous l’eau froide histoire de descendre en pression.
      PS: le nutella est l’incarnation du diable!
      Répondre
  2. Mumissime
    30 août 2014 at 14:23 (3 années ago)
    Très vrai tout ça …
    Malheureusement le recul nécessaire arrive parfois des années après ! Espérons que pour les bobos et crises des minis on ne mette pas des années à s’en remettre !!!
    Répondre
    • Pasquunemere
      31 août 2014 at 09:49 (3 années ago)
      Pfff c’est vrai ce que tu dis… Non seulement il va falloir qu’on gère nos propres « préoccupations » mais également celles de nos minis! Double peine!
      Répondre

Leave a Reply